Parlotte de fin de chapitre n°5 (Parlotte de fin de chapitre) posté le lundi 29 octobre 2007 03:06


Votre plugin flash n�cessite une maj !cliquez ici

 
 

 
 
    Et oui, deux chapitres dans la « journée », mais je ne sais pas pourquoi, j'ai eu une inspiration subite et j'ai ressenti le besoin d'écrire ce chapitre et par conséquent de le publier. Sinon je voulais préciser quelques choses :
 
Je fais cette fiction pour divertir, mais j'ai aussi appris que tout n'était pas tout rose dans la vie et qu'il y avait une multitude de couleurs même parmi les plus sombres. Je ne pense pas que le caractère de Sam soit anodin, mais qu'il lui permet de se cacher. Je l'avoue c'est aussi le mien, mais pour d'autres raisons que seule une personne en dehors de ma famille connait (des fois j'ai même l'impression que c'est de trop).
C'est pourquoi la seconde partie du chapitre n'est pas aussi légère que tout le reste de l'histoire. Des moments de sérieux reviendront aussi, mais j'ai envie de laisser transparaître une réalité dans la fiction (bel oxymore).

Bref, je voulais aussi préciser que ce qui est écrit dans ce chapitre n'est aucunement autobiographique. 
 
J'espère tout de même qu'il vous aura plu même s'il est un peu moins « léger ».
  
Bisouilles tout le monde et chatouilles pour les autres  
 
 
Musique : Daughtry - It's Not Over 
lien permanent

[32] (Histoire) posté le lundi 29 octobre 2007 17:20

 

    Le réveil a sonné, je lui ai donné un coup de poing phénoménal, mais eu lieu de mettre ma tête sous mon oreiller et de me rendormir, j’ai décidé de me lever. Huit heures de sommeil ! Un record pour moi, je devrais peut-être faire de si longues nuits plus souvent, je suis totalement reposée ce matin. Je crois que j’ai rêvé toute la nuit. Oh, pas cauchemardé comme d’habitude, non juste rêvé. Je volais parmi les nuages et les anges et Maxence m’accompagnait. C’est assez absurde en y réfléchissant, mais ça m’a apaisée je pense.

Je fonce directement sous la douche, je n’ai pas encore envie de manger, j’espère que me noyer sous des litres d’eau m’ouvrira l’appétit. Elle est un peu plus longue que d’habitude, mais ce matin j’ai le temps. Je commence à neuf heures et d’après ce que j’ai pu constater ma mère est déjà partie au travail. Tant mieux, je préfère encore qu’elle soit à l’heure à son boulot plutôt que le contraire. Je ressors de la cabine, enserre une serviette au tour de ma poitrine et retire la buée qui s’est formée sur le miroir avec ma main.

Ce matin je n’ai pas envie de mettre des artifices, j’ai juste envie d’être moi. Je ne sais pas si je vais me sentir bien pour autant, mais je peux toujours essayer. Je sèche mes cheveux et ne prend pas la peine de les attacher, j’aime bien leur longueur actuelle, je ne vais pas la cacher dans une queue de cheval. Je me maquille légèrement et part dans ma chambre. En fouillant un peu dans mon armoire je retrouve un vieux baggy en toile kaki et un T-shirt à manches longues noir. C’est sobre, mais ça me plaît.

-    Alors, petit estomac ? As-tu envie de te remplir de si bon matin ?
lien permanent

[33] (Histoire) posté le lundi 29 octobre 2007 17:24

 
 
    Il gargouille, apparemment la réponse est positive. Je vais donc dans la cuisine pour manger mon habituel bol de céréales et y trouve un mot de ma mère.

Coucou ma puce, je suis partie un peu plus tôt au travail, j’espère que tu ne m’en voudras pas.

Pour ce midi il y a un sachet de laitue dans le frigo et un paquet de jambon, tu peux inviter Jean et son cousin si tu veux, je sais que tu les apprécies et manger avec ses amis c’est toujours plus agréable que de manger toute seule n’est-ce pas ? Au pire vous pourrez vous faire une après-midi DVD à la maison.

Bisous, Maman.


    Je mâchouille mes pétales de maïs en réfléchissant à la façon dont je pourrais inviter Maxence à la maison. Certes, nous ne serons pas seuls et quelque part c’est tant mieux, je ne pense pas que je pourrais répondre de moi si je suis seule avec lui chez moi, mais ce n’est pas simple non plus de demander à quelqu’un que l’on connaît à peine s’il veut déjeuner avec nous. Tant pis, je demanderai à Jean de l’inviter pour moi. Finalement c’est pas si mal que ça qu’il soit son cousin.

Je finis de manger, il me reste un quart d’heure pour aller au lycée, je crois que c’est tout à fait jouable. Je vais me brosser les dents, enfile une veste, prends mon sac et me mets en route. Il n’y a pas un chat dans la rue. Alors, quoi bande de feignasse ? On bosse pas le samedi matin ? C’est à la limite d’être dégoûtée de la vie. Ma mère est obligée de bosser, je suis obligée de bosser, mais les autres ont le droit de dormir. C’est trop injuste.

-    Oh mon dieu ! S’exclame une voix devant moi.
-    Qu’est-ce qu’il y a ?
-    C’est un déguisement où c’est bien toi ? Tes cheveux, tes yeux, tes vêtements, tout est normal.
-    J’avais envie de réessayer d’être moi-même.

    Bon aujourd’hui je pourrais pas faire peur à Jeannot, quoi que… En débarquant comme ça, le choc a du être aussi grand que lorsque je lui hurle dans les esgourdes. Il s’approche de moi et m’étouffe quasiment dans ses bras. 
lien permanent

[34] (Histoire) posté le lundi 29 octobre 2007 17:26

 

-    Ma p’tite Sam, si tu savais comme je suis content de te revoir comme ça.
-    Tu risques de plus me voir longtemps si tu continues à m’étrangler avec tes bras.
-    Oups, désolé, dit-il en se détachant de moi. Je suppose que ton caractère ne changera pas lui ?
-    Nope, du moins s’il change, j’espère que ce ne sera pas totalement.
-    Tant mieux, je te trouve plus marrante comme ça, si tu pouvais juste retrouver ton centre de l’amabilité, ça m’arrangerait.

    Je lui donne une petite claque sur la tête en souriant. Non je ne compte pas changer, juste améliorer quelques petits trucs qui sont encore loin d’être au point. En tout cas je suis contente qu’il le prenne au sérieux et pas comme une de mes nombreuses lubies. Je veux vraiment arriver à m’en sortir.

-    Prête pour affronter Torturator à nouveau ? Me demande-t-il.
-    J’suis pas sûre qu’il arrivera à me reconnaître… Il a déjà du mal à différencier ses craies et ses feutres…

    Le premier cours qu’on a avec lui et il s’efforçait déjà à écrire sur le tableau noir avec ses marqueurs. Petit moment de solitude pour lui grand moment de rigolade pour nous. Je crois que ce prof a été usé jusqu’à la moelle par des années d’enseignement, mais que comme personne ne veut le remplacer ou que la reine-mère n’a pas envie de rechercher un autre professeur de maths, ben il va rester là jusqu’à perdre la raison.

-    Prête pour aller te faire manger ?
-    Pourquoi je me ferais bouffer ? Pourquoi pas l’inverse ?
-    Parce que j’essaye de te mettre sur les nerfs pour rendre le spectacle intéressant.
-    Idiot !
-    Je sais, merci.
lien permanent

[35] (Histoire) posté le lundi 29 octobre 2007 17:27

 
 
    Nous rentrons dans le lycée et allons jusqu’à la salle de cours. La sonnerie n’a pas encore retenti donc la classe est toujours fermée. Nous attendons comme deux imbéciles dans le couloir le temps que d’autres personnes arrivent et ne nous laisse plus seuls.

Petit à petit, des gens de la classe avec qui je n’ai jamais parlé arrivent. Ils me regardent fixement. J’ai envie de leur hurler que oui c’est bien moi et que si ça leur cause autant de troubles de me voir comme ça, il serait peut-être temps pour eux d’aller consulter ou de retirer le balai qu’ils ont dans un orifice bien précis de leurs corps.

Finalement nous sommes tous là, même Maxence est arrivé. Il a serré la main de son cousin et s’est installé à côté de lui. Espèce de goujat ! A moi on ne me dit pas bonjour ? Alors, hier soir, aucun problème pour me faire la bise, mais ce matin on veut faire croire qu’on ne me connaît pas.

-    Miss Catastrophe n’est pas là ce matin ? Le lampadaire qu’elle s’est prise hier soir l’a sonnée à ce point ? Demande-t-il à Jean.
-    Elle est en face de toi… Un lampadaire ? Vous étiez ensemble hier soir ?

    C’est le pompon, il ne me voit pas et en plus il raconte ma mésaventure avec ce poteau alors que j’essaye de l’oublier. J’ai même pris le temps de cacher cette vilaine coupure sous ma frange pour que personne ne la remarque, mais non, faut qu’il casse tous mes efforts en une phrase.

-    Salut, dis-je sèchement.
-    Désolé, balbutie-t-il. Je t’avais pas reconnu… Ca va mieux depuis hier soir ?
-    Comme tu peux voir je ne suis ni sonnée, ni morte.
-    Il y a quelqu’un qui peut m’expliquer ? Se met à presque hurler Jean.
-    J’ai été boire un verre au bar hier soir et apparemment Maxence a été engagé comme barman par Etienne.
-    Boire un verre ? Me reprend Maxence. Dis plutôt que t’as dépouillé les clients au billard.
-    J’te reconnais bien là ma p’tite Sam et pour le lampadaire ?
-    En gentleman que je suis, j’ai décidé de la raccompagner chez elle et sur le chemin du retour, elle était tellement ivre qu’elle s’est prise un poteau. 
lien permanent