Elle prend sa tête
entre ses mains et commence à sangloter. Quoi ?
C’est de sa faute aussi, à la base je ne comptais pas
lui dire, c’est elle qui a voulu savoir et je n’ai
répondu qu’à son désir. Pourquoi une
réaction aussi violente de toute manière ? Je
viens d’avoir dix-neuf ans et des tas de personnes de
dix-neuf ans prennent leur envol du nid. Bon la majorité ne
va pas vivre avec son petit ami, mais ce n’est qu’un
détail dans le problème de fond.
Dire que je redoutais ce jour : celui où ma mère se mettrait à parler de moi comme d’une fille bonne à marier. Il est enfin-là et je peux vous assurer que je ne sais vraiment pas quoi lui dire. Je suis une jeune femme, je le conçois totalement, mais il faut aussi avouer que ça fait longtemps que j’ai dépassé le stade de la petite fille qui joue avec ses poupées et puis de toute façon, j’ai jamais eu de poupées, j’étais plus fan de petites voitures qu’autre chose.
C’est pas vrai. J’espère simplement qu’elle ne ressortira pas ça devant Maxence ou alors, ils vont être deux, voire même peut-être trois avec Jean, à flipper comme des malades. Tout va bien dans le meilleur des mondes et je n’ai pas de mioche en route sinon je le plaindrais sincèrement le pauvre. Déjà avoir une mère comme moi, mais c’est surtout la grand-mère qui serait la plus effrayante je pense et je ne parle même pas de l’hypothétique arrière-grand-mère.
C’est à mon tour d’être, pour dire poliment, sur les fesses. Jamais je n’aurais cru qu’elle accepterait aussi facilement. Je vais finir par penser qu’elle a quelque chose à me cacher, mais bon, je ne veux pas tomber dans son petit jeu, car quelque part ce serait lui faire croire que c’est la même chose pour moi alors que ce n’est pas du tout le cas.
Je la serre dans mes bras. Nous n’avons pas connu ce contact depuis longtemps et je dois avouer qu’il me manquait. C’est une façon de la remercier à mon échelle, c’est-à-dire assez petite. Le bruit de la sonnette vient nous couper dans cet élan de tendresse. Ca fait déjà une heure qu’on parle ensemble ? Est-ce possible ? Quoi que… Avec tous ces silences, c’est plutôt normal. Je me lève et vais ouvrir aux garçons.
- Ne pleure pas maman, s’il te plaît, ce n’est pas comme si j’allais mourir.
- Je sais ma puce, je sais, articule-t-elle entre deux sanglots. C’est juste que je viens de me rendre compte que ma petite fille est devenue une jeune femme.
Dire que je redoutais ce jour : celui où ma mère se mettrait à parler de moi comme d’une fille bonne à marier. Il est enfin-là et je peux vous assurer que je ne sais vraiment pas quoi lui dire. Je suis une jeune femme, je le conçois totalement, mais il faut aussi avouer que ça fait longtemps que j’ai dépassé le stade de la petite fille qui joue avec ses poupées et puis de toute façon, j’ai jamais eu de poupées, j’étais plus fan de petites voitures qu’autre chose.
- Est-ce que ça cache autre chose ? Demande-t-elle soudainement.
- Pardon ?
- Ce n’est pas parce que tu es enceinte que tu vas vivre avec lui ? Promets-le-moi.
- Maman ! Bien sûr que non je ne suis pas enceinte ! Où t’as été pêcher cette idée ?
- On ne sait jamais, ma puce, on ne sait jamais.
C’est pas vrai. J’espère simplement qu’elle ne ressortira pas ça devant Maxence ou alors, ils vont être deux, voire même peut-être trois avec Jean, à flipper comme des malades. Tout va bien dans le meilleur des mondes et je n’ai pas de mioche en route sinon je le plaindrais sincèrement le pauvre. Déjà avoir une mère comme moi, mais c’est surtout la grand-mère qui serait la plus effrayante je pense et je ne parle même pas de l’hypothétique arrière-grand-mère.
- Essayer cet été tu as dit ? Reprend-elle.
- Oui. Se donner deux mois pour voir si on s’accorde bien.
- Ce n’est pas une mauvaise idée, assez mature pour être prise au sérieux et comme tu dis que tu n’es pas enceinte…
- Maman ! M’exclamé-je en la coupant.
- Je ne vois pas pourquoi je t’en empêcherai, finit-elle par dire.
C’est à mon tour d’être, pour dire poliment, sur les fesses. Jamais je n’aurais cru qu’elle accepterait aussi facilement. Je vais finir par penser qu’elle a quelque chose à me cacher, mais bon, je ne veux pas tomber dans son petit jeu, car quelque part ce serait lui faire croire que c’est la même chose pour moi alors que ce n’est pas du tout le cas.
- Merci, soufflé-je.
- De rien, ma puce.
Je la serre dans mes bras. Nous n’avons pas connu ce contact depuis longtemps et je dois avouer qu’il me manquait. C’est une façon de la remercier à mon échelle, c’est-à-dire assez petite. Le bruit de la sonnette vient nous couper dans cet élan de tendresse. Ca fait déjà une heure qu’on parle ensemble ? Est-ce possible ? Quoi que… Avec tous ces silences, c’est plutôt normal. Je me lève et vais ouvrir aux garçons.
- Bonjour mon Jeannot, le salué-je en lui faisant la bise. Ca va ?
- Un peu stressé et toi ?
- Très stressée, mais bon.