Parlotte de fin de chapitre n°3 (Parlotte de fin de chapitre) posté le samedi 27 octobre 2007 19:23


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    Et voilà, troisième chapitre publié et plus ça va, plus j'aime écrire les (més)aventures de cette petite Sam, je m'amuse vraiment beaucoup en écrivant tout ce qu'elle pense. Peut-être est-ce parce que je pense aussi ce genre de chose ? Je sais pas.
 
J'espère que ce chapitre, pas très fort en rebondissement je l'avoue, vous aura plu. L'un de mes buts avec cette histoire est de faire sourire les gens et d'après des échos que j'ai eu ailleurs, ça à l'air de fonctionner et j'en suis contente. Enfin bref.
 
Bisouilles tout le monde et tapouille dans le dos pour les autres
 
 
Musique : Quietdrive - Time After Time 
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[19] (Histoire) posté le dimanche 28 octobre 2007 20:58

 
 

    Enfin à la maison ! Bon sang, j’en avais marre des réflexions de Jean… Je n’osais même plus regarder dans le coin de la salle où était Maxence et comme il était à côté du bureau de notre chère professeur principale, ça a encore posé quelques soucis. Autre problème rencontré, redemander mon livre de maths puisqu’on a à nouveau cette superbe matière demain et des exercices à faire. Finalement j’ai opté pour le « Jean tu es son cousin, va lui redemander mon livre s’il te plaît » essuyant au passage un « Hou, t’es trop timide pour lui demander toi-même ». Enfin bref, quoi qu’il en soit, j’ai mon bouquin et je vais pouvoir faire mes exercices… Non je plaisante. Moi ? Faire ce qu’on me demande ? Ca tient du miracle plus qu’autres choses.

Ce qui m’ennuie le plus c’est que je ne peux pas passer la soirée sur l’ordi sous peine d’avoir à supporter Jean. Je peux toujours le bloquer sur ma messagerie instantanée, mais il arrivera toujours à me retrouver sur le jeu. Il va falloir que je trouve une autre occupation, chose difficile quand on a le cerveau en marmelade comme est le mien actuellement.

J’entends une voiture se garer dans l’allée. C’est ça le bonheur de terminer à six heures, on finit encore plus tard que sa mère, mais au moins ça m’évite de préparer le dîner comme je le faisais avant sa formation. La catastrophe totale. Entre les plats trop brûlés, ceux qui étaient trop salés et les jours où ce n’était pas assez cuit… On ne peut pas dire que le dîner soit mon repas préféré.

-    Ta journée c’est bien passée ? Me demande-t-elle en refermant la porte.

    Elle veut la vérité ou pas ? Je crois que je vais opter pour le mensonge. Je me vois mal lui dire que tout va de travers, qu’il semblerait que je sois tombée sous le charme d’un garçon qui m’agace au plus haut point et que pour couronner le tout, c’est le cousin de Jean, le même qui m’a pourri tout mon après-midi.

-    Très bien et toi ?
-    C’était parfait, les collègues étaient vraiment étonnés de me voir à l’heure. Tu devrais te lever tôt plus souvent.

    L’espoir fait vivre ma pauvre maman. Si tu crois que je vais réitérer cet exploit deux fois dans la même semaine, tu te mets le doigt dans l’œil jusqu’au coude.

-    Tu as mangé tout le plat de lasagne.
-    Nope, Jeannot m’a aidé. A vrai dire il en a mangé les trois-quarts et moi ce qu’il a bien voulu me laisser.
-    Ah ! Ce sacré Jean ! 
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[20] (Histoire) posté le dimanche 28 octobre 2007 21:01

 
 
    On dirait qu’elle ne désespère toujours pas de me caser avec lui. Si seulement elle connaissait le vrai Jeannot, tombeur, buveur et fumeur et non le gentil petit Jean poli, propre sur lui. Elle n’aurait pas envie de se voir la grand-mère de nos hypothétiques petits-enfants.

Bien sûr comme il a mangé à la maison pendant qu’elle n’était pas là, elle va encore se taper des films sur ce qu’il a bien pu se passer sur la table de la cuisine, mais à part l’eau que j’ai renversée en faisant tomber malencontreusement la bouteille, elle n’y trouvera aucune autre sorte de liquide.

-    Tu veux quoi pour dîner ce soir.

    Un petit Maxence ça devrait aller… Mais qu’est-ce que tu racontes encore sale petit esprit pervers ? Si tu continues, tu vas voir de quel bois je me chauffe.

-    J’sais pas, comme tu veux.
-    Tu m’es toujours d’une grande aide, désespère-t-elle. Tomates et œufs durs, ça te va ?
-    Yep, je vais dans ma chambre.
-    Tu passeras le bonjour de ma part à Jean.
-    Pas de soucis.

    Crois-y ma vieille. Si tu penses que je vais reparler à Jean avant de lui avoir foutu la trouille demain matin… J’entre dans mon antre et m’assois sur mon lit. Que faire ? Que faire ? J’aimerais bien aller faire un petit tour en ville, mais elle ne voudra jamais à part si…

-    Maman ! Crié-je.
-    Quoi ?
-    Jean te repasse le bonjour et il me demande si j’peux aller chez lui après le dîner.
-    Pas de problème.

    C’en est presque trop facile. Donc si pour elle je suis chez Jean, je peux rentrer tard, elle me jettera seulement un regard attendri genre « ma petite fille est amoureuse ». Je vais pouvoir aller taquiner de la queue et quelques boules au bar du coin. Je suis vraiment une as au billard moi. En jouant bien, je peux avoir de quoi remplir mon portefeuille à nouveau.

Une heure plus tard, ma mère m’appelle. Le repas est prêt. Cool, je commençais sérieusement à avoir les crocs et j’allais entamer ma réserve secrète. Heureusement, elle et moi, on a le même timing. J’arrive jusque dans la cuisine en trainant les pieds et m’assois au bout de la table.

 
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[21] (Histoire) posté le dimanche 28 octobre 2007 21:02

 
 
-    Maman, dis-je en attaquant mon assiette. Tu peux me prêter dix euros, il est possible qu’on aille se faire une glace.
-    Il pourrait te l’offrir quand même…
-    Non, je veux pas avoir à lui devoir quelque chose.

    Faux, archi-faux et encore totalement faux. Je n’ai aucun souci à taper dans la cagnotte personnelle de Jeannot.

-    Très bien ma puce, tu les prendras dans mon porte-monnaie avant de sortir.
-    Merci ma petite maman chérie.

    Emballé c’est pesé. Même pas eu besoin de plus me justifier. Décidément, Jean, t’es la meilleure excuse que je connaisse. Dès demain je vais me forcer à ressentir de la reconnaissance pour toi.

J’avale mon plat rapidement et engloutis une compote. Pomme-banane, mon parfum préféré ! Un petit bisou sur la joue de ma mère, une grande descente dans son sac pour trouver le billet magique, mon manteau sur le dos et en route mauvaise troupe direction mon bar préféré. Bon d’accord, à la base c’est Jeannot qui me l’a fait découvrir, mais ceci n’empêche pas cela.

Je parcours les quelques rues qui m’en séparent et arrive devant. C’est bon, il est bien ouvert. Je pousse la porte et salue le patron avant de me diriger vers le billard. Deux grands dadais sont déjà en train de jouer. J’attrape une queue puis me pose bien dans leur champ de vision pour leur signifier que je veux jouer.

-    Alors, ma jolie, on veut se mesurer à nous ?
-    Vous pouvez m’apprendre à jouer s’il vous plaît ?

    L’un des deux ricane, je constate donc que ma technique est toujours au point. Ils croient que je ne sais pas jouer, ils vont vouloir miser et je vais faire la débutante chanceuse.

-    D’accord ma belle, mais ça te dérange pas si on intéresse le jeu ?
-    Ca veut dire quoi ça ? Demandé-je continuant de jouer l’ingénue.
-    On va mettre de l’argent en jeu et celui qui gagne l’empoche.
-    Je veux bien, mais j’ai seulement dix euros sur moi.
-    C’est pas grave, t’es une débutante, on va pas t’obliger à faire une grosse mise. Ed, on met combien nous ? Dit-il à l’attention de son ami.
-    Un petit cinquante euros ?
-    C’est parti alors.
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[22] (Histoire) posté le dimanche 28 octobre 2007 21:04

 
 
    Et c’est moi la débutante ? Ils misent gros juste pour pouvoir gagner dix petits euros ? Y a un hic dans l’histoire, soit ils doivent soixante au patron et n’ont que cinquante sur eux, soit ils sont vraiment aussi débiles qu’ils en ont l’air.

-    Commence ma belle.

    Si tu continues à m’appeler « ma belle » je risque de t’enfoncer la craie dans le nez. Allez ! Hop je casse et déjà deux billes en moins sur la table. Je fais semblant d’être contente, faut bien leur donner l’illusion que c’est la première fois pour moi. J’en envoie encore quelques unes dans le trou, mais dans ma grande bonté, je loupe la suivante pour leur donner l’occasion de jouer.

Décidément, ils sont aussi doués qu’un babouin jouant avec ses pieds… Allez les gars, ne me laissez pas une victoire facile quand même. Ils en rentrent trois à eux deux et c’est encore mon tour. Il en reste sept sur la table, je décide de toutes les rentrer, j’en ai marre d’attendre qu’il soit assez concentré pour taper à côté. Fini !

-    La chance du débutant, dis-je en hochant la tête.

    Ils ont pas l’air super content, mais ça leur fera les pieds. Fallait pas me prendre pour une conne les gars. J’empoche les billets pendant qu’ils se sauvent. Bon ben je pense qu’ils viennent de gruger le patron.

-    Ils sont partis les deux-là ?
-    Yep, la queue entre les jambes, ils ont pas apprécié de se faire battre par une fille.
-    En attendant ils n’ont pas payé.

    Bingo !

-    Ils te doivent combien ?
-    Dix euros.

    Tout s’explique ! Mon billet leur aurait servi à payer leurs consos et les cinquante étaient pour autre chose. Je ne veux pas savoir quoi, mais à mon avis c’était pas pour faire un don à l’église du coin.

-    Tiens, lui dis-je en lui tendant mon billet.
-    C’est pas à toi de payer Sam.
-    C’est pas grave, j’viens de les dépouiller de cinquante euros, j’peux bien t’en donner dix pour avoir accepté ces deux nigauds dans ton bar.
-    Merci. Tiens, Jean n’est pas avec toi ?
-    Non, m’a pété les… Enfin bref, m’a tapé sur le système toute la journée, pas besoin de l’avoir dans les pattes ce soir.
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