- Bonjour tout le monde, dis-je en entrant dans la pièce.
- Sam, ça fait longtemps qu’on ne t’avait pas vu.
- J’avais promis à ma mère de me tenir à carreau… Un mois c’est un nouveau record.
- Tu as fait quoi cette fois ? Tenté de brûler Jean avec le bec Bunsen ?
- C’était un accident et puis de toute façon on a plus de physique cette année, il ne risque plus rien mon p’tit Jeannot. Non je suis simplement là parce que je ne peux pas profiter de faire la sieste en maths donc je dois la faire à l’infirmerie… Mais ça m’arrange, un lit c’est plus confortable qu’un mur quand même.
- C’est du Sam tout craché, constate l’une des secrétaires. Et pourquoi il est là ton ami ?
Je l’avais presque oublié celui-là. J’étais prête à sortir le thé et les petits gâteaux, tant pis pour le projet de goûter improvisé, on le remettra à plus tard puisqu’à mon avis l’occasion ne va pas manquer.
- Aucune idée, Tor… Monsieur Houlier n’a pas voulu me le dire : « cela ne vous regarde pas » dixit lui.
- Et on n’est pas amis.
Super, il a rouvert la bouche juste pour dire une vacherie. C’était un ami général type camarade de classe, pas un ami comme dans : « chouette mon meilleur ami est trop canon ». Qu’est-ce que je viens de dire là ? Je m’inquiète au plus haut point, finalement l’idée de l’infirmerie n’était pas mauvaise, je sens que je commence à divaguer.
- Oui en plus, tenté-je de rattraper.
- Ca me dit pas ce qu’il veut.
- Je n’ai pas eu le bouquin de maths…
- Et ça pouvais pas attendre la fin du cours ?
J’ai encore laissé mon cerveau prendre le contrôle de mes lèvres. C’est pas de ma faute si l’envoie de données est plus rapide entre mon cerveau et ma bouche qu’entre lui et ma réserve.
- Apparemment ça effrite le vieux que je ne l’ai pas.










