Parlotte de fin de chapitre n°28 (Parlotte de fin de chapitre) posté le jeudi 20 décembre 2007 19:02


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    Avouez que vous ne vous attendiez pas à avoir la suite si tôt. Non, parce qu'en fait, je ne m'attendais pas à l'écrire aussi vite non plus xDDD

Bref, maintenant je vous explique comment ça va se passer pour les trois prochains chapitres qui seront aussi les derniers. Je vais prendre quelques jours pour les écrire tous les trois et publierai le premier dès que je les aurais fini. C'est une mesure pour ne pas me laisser embarquer par de nouvelles idées. J'espacerai la publication d'un jour entre chaque (ce qui va être dur puisque j'aime publier dès que j'ai écris).
Pour ce qui se demande si on va avoir le droit à une scène sous la douche ? Non, désolée de vous décevoir (vraiment), mais le prochain chapitre récapitulera ce qui s'est passé pendant plusieurs mois avant d'arriver au point où je veux qu'il arrive.

J'espère que celui-là vous aura plu. On n'en sait enfin plus sur Maxence et il était temps je l'avoue =)


Bisouilles tout le monde et douille pour les autres


Musique : Three Days Grace - Pain
(cadeau pour toi Danouch (c'est la seule que j'ai d'eux ^^))
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[149] (Histoire) posté le vendredi 21 décembre 2007 03:20

 

    Passent les jours et passent les semaines… Je crois que si Apollinaire m’entendait, il se retournerait dans sa tombe. Les mois ont défilé à une vitesse impressionnante. J’ai l’impression qu’hier encore j’étais la fille paumée dans le coin de ce parc alors qu’elle venait de découvrir que son père était en ville et n’avait même pas daigné la recontacter.

Sauf que nous étions en janvier et qu’aujourd’hui nous sommes déjà en juillet. Je ne dirais pas qu’il s’est passé des choses très importantes durant ces derniers mois, non, juste le train-train quotidien. Je me souviens encore de la tête de ma mère quand je suis rentrée à la maison et lui ai annoncé que j’avais revu mon père.

-    Samantha, si c’est une blague, elle est vraiment de mauvais goût.
-    Je te le jure maman… Il a tiré un trait sur nous et il serait temps que tu fasses la même chose avec lui.

    C’était la première fois que j’osais lui en parler. Elle m’avait regardé les yeux arrondis par la surprise. Je ne pense pas qu’elle ait seulement imaginé un jour que je m’étais rendu compte de son renoncement aux hommes à cause de lui. C’est cet unique jour que j’ai joué le rôle de la mère avec elle et ai séché les larmes qu’elle gardait enfouies en elle depuis si longtemps.

Elle a mis quelques semaines à digérer le tout et a fait quelque chose qui, je pensais, aurait pu prendre des mois voire même des années : elle s’est remise à sortir. D’abord, avec des collègues féminines du bureau, mais rapidement les trois dindes qui venaient la chercher se sont transformées en un homme d’une quarantaine d’années bien sous tout rapport.

-    Alors, quand est-ce que tu me le présentes, maman ? Lui avais-je dit un soir où elle avait eu un nouveau rendez-vous avec lui.
-    De quoi tu parles, ma puce ?
-    Ton chéri, quand est-ce que tu me le présentes ? C’est pas juste, tu as rencontré le mien avant même qu’il ne le devienne et moi je devrais rester derrière la fenêtre à t’espionner pour voir à quoi il ressemble ?

    Deux semaines plus tard je rencontrais Thierry, cadre dans la société de maman. Il essayait depuis un petit moment de l’inviter à boire un verre, mais elle avait toujours refusée toujours trop obnubilée par mon père. Elle a accepté peu de temps après notre conversation. Il y avait d’abord eu le verre, comme dit, puis rapidement dîners, cinémas et autres sorties que l’on peut faire lorsque l’on apprend à se découvrir un tant soit peu sérieuse.

Ca doit faire maintenant trois mois qu’ils sont ensemble et je n’ai jamais vu ma mère aussi épanouie qu’en ce moment. Thierry est un type agréable et je pense que pour une seconde relation, elle ne s’est pas trompée du tout. Je parie même que le jour où elle le présentera à mes grands-parents, la vieille sera totalement sous son charme. Du moins, si ma mère n’a pas peur de le voir fuir en courant au premier contact avec ma grand-mère. 
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[150] (Histoire) posté le vendredi 21 décembre 2007 03:22

 
 
-    Sam, tu m’as dit que Jean arrivait à quelle heure ?
-    Quinze heures.
-    Ah oui, c’est vrai.

    Mon Jeannot… Je l’ai beaucoup moins vu ces derniers temps et je dois avouer qu’il m’a beaucoup manqué, mais ce n’est pas simple d’arriver à concilier le temps passé avec les amis et celui que l’on consacre au petit ami. Je sais que c’est d’autant plus difficile à comprendre pour lui qu’il n’arrive toujours pas à se fixer et continue de profiter de sa situation de célibataire surtout depuis qu’il a eu dix-huit ans je dois bien l’avouer.  Boîtes, alcool à flot, filles à gogo. Tout ça nous a énormément éloignés surtout que je vis une relation très banale avec Maxence.

On est un couple tout ce qu’il y a de plus ennuyant. Je m’étais toujours moquée de ces personnes collées l’une à l’autre dessinant le parfait schéma du parfait petit couple, mais je dois avouer que je suis devenue comme elles. J’aime être avec Max et cette seule présence suffit à me combler, laissant mon petit Jeannot hors de ce cocon qu’on s’est créé. Je ne m’en suis rendu compte que dernièrement, lors d’une nombreuse cuite de Jean durant laquelle il m’a révélée cette vérité que je ne voulais pas voir.

-    Tu sais, j’ai plus l’impression de pouvoir te parler tellement t’es dans ta bulle. Je pensais pas que tu serais du genre à faire ça, mais finalement je me suis totalement gouré ! Avait-il lâché avec la voix typique de la personne ivre.

    J’aurais pu me dire que ce n’était que les paroles d’un type à l’alcool aigri, mais je sais très bien à quel point l’on est désinhibé lorsque l’on a bu et que l’on dit les choses que l’on retient en nous depuis trop longtemps. J’y ai pensé toute la nuit suivante et me suis dit qu’il avait totalement raison alors, j’ai commencé à me faire un planning mental pour pouvoir me donner du temps à Jean, à Maxence, mais aussi à moi-même. Pour ne pas étouffer dans cette relation presque trop fusionnelle.

Depuis, je passe quelques après-midi par semaine seule chez moi ou à sortir avec Jean et je passe toutes mes soirées avec Maxence ainsi que le week-end. Je dois avouer que je dors plus souvent chez lui que chez moi maintenant et que presque toutes mes affaires sont déjà dans son studio. Ma mère me taquine d’ailleurs souvent à cause de ça. Il faut dire que ma chambre est devenue un endroit où j’étudie lorsque j’en suis obligée, mais surtout une salle de jeux vidéo en tout genre et non plus un endroit où je dors.

-    Max vient bien avec lui ?
-    Oui, maman.
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[151] (Histoire) posté le vendredi 21 décembre 2007 03:22

 
 
    Une vraie mémoire de poisson rouge. Ce n’est pas possible ça… Bref, s’il y a quelque chose à retenir entre Maxence et moi en ce moment, c’est surtout un chiffre : neuf. Cela fait maintenant neuf mois que nous sommes ensemble. Le temps d’une grossesse m’amusé-je parfois à dire pour faire peur à Maxence. Mais neuf mois c’est surtout trois mois de moins que douze ce qui équivaut donc à un an.

Je ne vois pas le temps passer avec lui et me dire que si nous continuons sur cette belle lancée nous pouvons bientôt attendre les un an ensemble me laisse à la limite de la joie d’être avec lui depuis si longtemps et la peur, car je n’ai jamais vécu une relation ayant dépassé le stade des mois pour celui des ans. Nous nous sommes révélés être un couple plutôt casaniers. Je vais le chercher à son travail et nous rentrons tranquillement à son appartement pour rarement en bouger.

 Nous regardons souvent des films et lorsque nous ne nous endormons pas devant eux, nous finissons la soirée sous la douche. Cette expression étant devenue comme un nom de code entre nous lorsque nous ne sommes pas seuls. Ce qui est d’ailleurs assez comique lorsque l’on y pense. Les conversations peuvent se révéler assez bizarres lorsque l’on ne détient pas cette clé pour déchiffrer.

-    Chérie, tu veux prendre une douche ce soir ?
-    Ah non, mon cœur, pas ce soir… J’ai mal à la tête.

    Autant dire que cette image clichée me fait mourir de rire à chaque fois qu’elle traverse mon esprit. Quoi qu’il en soit. Je suis bien avec lui et n’échangerait ces moments contre rien d’autre au monde. Je ne la prends pas comme une relation adolescente dont j’aurais oublié l’existence d’ici une quinzaine d’années, mais bel et bien comme une relation très sérieuse que je ne veux pas quitter, ni même jamais oublié, car l’on n’oublie jamais un premier amour.

Car oui, même si Renan a été le premier homme que j’ai connu, je n’ai pas été réellement amoureuse de lui comme je peux l’être de Max aujourd’hui.  Ca me donne presque envie de me flageller quand je le dis tellement je me déteste en romantique, mais mon amour pour lui grandit chaque jour. C’est d’ailleurs ce fait qui m’a fait prendre une décision par rapport à une question que Max m’a posée il y a quelques jours. 
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[152] (Histoire) posté le vendredi 21 décembre 2007 03:23

 
 
    Une question à laquelle je ne voyais pas de réponses avant de me rendre compte de ce fait. J’avais fait une liste de pour et de contre et la colonne des contre était bien plus remplie que celle des pours jusqu’à ce que cette ultime révélation prenne une place considérable dans les pour. Ca fait environ une semaine maintenant, mais les mots résonnent encore dans ma tête.

-    On a les résultats du bac dans une semaine ? C’est ça ?
-    Yep, pour quoi ?
-    Pour rien, je pensais juste qu’après c’est la fac.
-    On a encore trois mois de vacances, parle pas de malheur tout de suite.
-    Sam ?
-    Oui mon ange ?
-    Tu ne penses pas que ce serait bien si on vivait ensemble ? Enfin, je veux dire que tu es pratiquement toujours ici et que c’est proche de la fac, donc ça t’éviterait un trop long trajet et tout.

    Je l’avais regardé, surprise et l’avais, par la même occasion, vu rougir pour la première fois. Il m’avait dit qu’il n’attendait pas de réponse immédiatement, mais j’avais néanmoins eu un choc à l’écoute de cette question. Je pense qu’il y réfléchissait depuis un petit moment, mais personnellement ça ne m’avait jamais traversé l’esprit jusqu’à lors. Mais il avait tout à fait raison.

Je vis déjà chez lui comme chez moi et au lieu d’une quarantaine de minutes de bus chaque matin, je n’en aurais que dix ce qui veut dire une demi-heure de sommeil ou autre en plus. Aujourd’hui, je dois lui dire que j’accepte sa proposition. Il devrait arriver avec Jean d’ici deux heures et je suis totalement en stress.  Je n’ai jamais été aussi positivement stressée de ma vie. 

Cette sensation est entre l’agréable et le désagréable. Je ne saurais réellement décrire ce qu’elle procure en moi. C’est un sentiment étrange que je n’avais jamais expérimenté jusqu’ici. J’espère simplement qu’il me donnera un peu plus de courage et non pas le contraire. Pour le moment je m’entraîne devant mon miroir et ça simple plutôt simple.

-    Maxence… Tu sais la question que tu m’as posée l’autre jour ? Enfin, je ne sais pas si t’étais sérieux, mais j’y ai pas mal pensé depuis et je trouve que ce n’est pas une si mauvaise idée que ça. Après tout on peut toujours essayer cet été et si ça nous convient on poursuit à la rentrée, non ?

    Ce petit discours ? Je l’ai écrit sur un bout de papier et tente de l’apprendre par cœur depuis même si je sais que ça ne sert à rien et que je dirais probablement toute autre chose à Max tout en arrivant au même résultat. Une réponse positive avec tout de même ce petit essai pour être sûre de moi. Après tout on se supporte quelques heures par jour, mais qui dit que ce sera la même chose pour les vingt-quatre heures presque entières d’une journée ? J’ai des doutes par rapport à mon caractère, mais je compte bien m’accrocher, car la perspective d’en arriver là avec lui me plaît beaucoup. 
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