Parlotte de fin de chapitre n°26 (Parlotte de fin de chapitre) posté le mardi 11 décembre 2007 21:52


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Ca y est, ils l'ont enfin fait. Jetez les confettis, sortez les chapeaux et les langues de belles-mères. Trève de plaisanterie, ce chapitre a été assez difficile à écrire. Je peux vous jurez que c'est plus amusant à lire qu'à écrire, au moins on se prend pas la tête pour rendre le tout un minimum réaliste.

Je pense que ce chapitre vous aura plu, du moins je l'espère vraiment parce que sinon je sais plus du tout quoi faire moi xD


Bisouilles tout le monde et nounouille pour Absynthe


Musique : The Cardigans - Lovefool

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[141] (Histoire) posté le mardi 18 décembre 2007 16:09

 


    Un œil ouvert, puis un autre. Je viens juste de quitter les bras de Morphée, mais je ne veux pas quitter la couette pour autant. J’étends mon bras droit et tâte avec ma main. Le fait que la place à côté de moi ne sois plus occupée et que j’entende le bruit de l’eau couler dans la salle de bain me conforte dans l’idée que Maxence est déjà réveillé et qu’il prend maintenant sa douche… S’il croit que je vais le rejoindre… Il se trompe totalement, je suis trop bien au chaud. Une vraie marmotte, mais j’assume totalement.

Le bruit de l’eau me berce et je me surprends à me rendormir. Oh et puis après tout, une grasse matinée ne fait de mal à personne. Je dois en profiter à près tout on reprend les cours demain et bonjour le retour du réveil matin la face éclatée contre le sol après avoir trop sonné dans mes oreilles. L’eau s’arrête. Je m’enroule dans la couette à la recherche d’encore plus de chaleur. Je somnole tranquillement quand des coups se font entendre à la porte. La porte de la salle de bain s’ouvre.

-    Qu’est-ce qui se passe ? Articulé-je, la bouche pâteuse.
-    Un ami qui vient me rendre visite le dimanche matin, j’avais oublié. Rendors-toi.

    Il ferme la porte qui sépare le salon du reste de l’appartement et je lui obéis sans opposer grande résistance. De toute façon, je dois avouer que mes yeux se referment tous seuls, je ne suis pas en état de lutter contre le marchand de sable. Seulement, les murs sont fins et deux voix graves d’hommes n’aident pas au calme dont j’ai besoin pour me rendormir. Bien malgré moi, j’écoute ce qu’ils disent.

-    Alors, comme ça on m’oublie ? Plaisante l’ami de Maxence.
-    J’avais complètement zappé, répond Max sur le même ton. Avec tout ce qu’il s’est passé ces dernières vingt-quatre heures, faut dire que j’avais la tête ailleurs aussi.
-    C’est ta copine qui t’a martyrisé ?

    Non, mais oh ! Je ne l’ai pas martyrisé ! Je l’ai soigné comme il le fallait. C’est lui qui a tout foutu en l’air hier soir… Quelle mauvaise langue son pote, non, mais j’vous jure ! Ce qu’il ne faut pas entendre ! Et dire que je commence à avoir faim en plus.

-    Non, ce n’est pas une fille très violente.

    Pas très violente ? Je vais aller lui montrer si je ne suis pas très violente moi ! Je vais aussi en profiter pour manger tien. Sinon je crois que mon corps entier va se venger de ce manque de sucre. Je me lève d’un coup pour me rendre compte que tous mes vêtements sont dans la salle de bain. Misère ô misère… Je n’ai plus qu’à fouiller parmi les siens maintenant. Je ne vais pas me balader à poil non plus !

Je fouille dans sa commode pour en tirer un vieux T-shirt et l’un de ses caleçons. Ca fera l’affaire pour quelques minutes, le temps de me rendre dans la salle de bain et de remettre mes fringues. J’enfile cette tenue de fortune et ouvre la porte tout doucement histoire de ne pas me faire remarquer. Je sens l’odeur du café émaner de la cuisine et un nouveau dilemme s’impose. Comment passer devant eux sans me faire remarquer ? Je le retiens pour le coup de la douche ! 
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[142] (Histoire) posté le mardi 18 décembre 2007 16:11

 
 
-    J’arrive dans un instant, dis-je en passant rapidement devant la cuisine et piquant un fard mémorable par la même occasion.

    Je rentre dans la salle de bain et ferme la porte à clé par la même occasion. Je me mets devant le miroir. Je suis encore aussi rouge qu’un homard qu’on vient de faire cuire. Etant aussi devant le lavabo, j’en profite pour me passer un peu d’eau froide sur le visage.

Une fois ma pâleur légendaire retrouvée, je me retourne et constate que mes vêtements n’ont pas changé de place depuis hier soir. J’enlève ceux de Maxence avant d’enfiler à nouveau les miens. Bon maintenant, on sort se taper une petite humiliation avec le sourire.

-    Pardon, m’excusé-je en rentrant dans la cuisine. C’est de ta faute aussi, ajouté-je à l’attention de Maxence.
-    Ma faute ?
-    Avec tes lubies…
-    Querelle d’amoureux ? Demande l’homme assis en face de Max.

    Ah non ! Ca ne va pas recommencer ! Deux fois en deux jours, la précédente ayant conduit à tout ce qu’il s’est passé hier… Zen, Sam reste totalement zen. Fais juste le sourire le plus hypocrite que tu es en stock et tout se passera bien.

-    Vaut mieux éviter de dire ça…
-    Pourquoi ? S’étonne l’homme.
-    Parce que tu risques de t’attirer ses foudres.

    Mais non voyons ! Je fais mon plus beau faux sourire, c’est que tout va bien, que je n’ai pas du tout envie de passer mes mains autour de son cou et de l’étrangler… Non, mais ! De quoi je me mêle encore ! Tiens, je sens que la journée va être bonne, la matinée démarre déjà si bien ! Et après il y en aura encore pour dire que j’ai deux pieds gauches puisque je suis toujours de très mauvaise humeur en me levant.

-    Susceptible ? 
-    Mais non, voyons, je ne suis pas du tout susceptible, ni rancunière, je suis tout simplement parfaite, aucun défaut.
-    Très susceptible.
-    J’ai oublié de faire les présentations ! S’exclame Maxence alors que je m’apprêtais à répondre à l’autre imbécile. Il me semble bien que vous ne vous connaissez pas.
-    Sa tête me dit quelque chose, dis-je en me calmant. Après c’est sûrement parce que je l’ai croisé dans la rue ou un truc du genre. Je retiens assez facilement la tête des gens que je croise.

    Surtout des abrutis d’ailleurs. J’ai un don pour me souvenir d’eux et les éviter autant que je peux.

-    Marc, je te présente Sam. Sam, je te présente Marc. Il est un peu comme le père que je n’ai jamais eu.
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[143] (Histoire) posté le mardi 18 décembre 2007 16:12

 
 
    Je fais un bon en arrière. Je me souviens de lui maintenant, comment pourrais-je l’oublier de toute façon ? Puisque l’on est dans les « comment ». Comment fait Max pour connaître toutes les personnes issues de mon passé voire même de mon présente ? Après Jean qui est son cousin, j’ai appris qu’il connaissait Renan et voilà maintenant qu’il le connait lui aussi… Si je ne savais pas que ce ne sont que des coïncidences, je me dirais vraiment que ce mec est un psychopathe qui m’a approché à cause de cet entourage qu’il connaît.

-    C’est marrant… Pour toi, il est un peu le père que tu n’as jamais eu et pour moi il est le père que je n’ai jamais eu. Alors, je vais être polie et le saluer comme il se doit… Bonjour papa ? Comment ça va depuis quinze ans que je ne t’ai pas vu ?
-    Sammy ?
-    Tu as perdu le droit de m’appeler comme ça quand tu es parti. J’ai un prénom et il ne sert pas à rien.

    Je sais, je sais. Je déteste mon prénom, mais l’entendre prononcer ce surnom me file la nausée. Ce n’est pas possible, ça doit être un hideux cauchemar ! Allez Sam, réveille-toi, en fait tu es en train de dormir dans les bras de Max, à trois tu vas te réveiller et repenser à tout ça en rigolant. Un… Deux… Trois !

-    Ce n’est donc pas un cauchemar…
-    Si je m’attendais à ça, déclare-t-il en prenant sa tête entre ses mains.
-    Surprise ! Quoi que… Pour moi aussi c’est une surprise, une des plus désagréables qu’on m’ait faite à ce jour…

    Je ne vais pas pleurer. Je suis forte, je suis passée au-dessus tout cela ! Après tout, il fallait bien que ça arrive un jour, non ? Même si tout s’enchaîne à une vitesse phénoménale et que tout est effrayant.

-    Comment allez-vous ta mère et toi ?
-    Nous allons très bien, merci de t’en soucier que maintenant.
-    C’est bien alors.
-    Oui, c’est bien… On n’a pas eu besoin de toi pour être heureuse, comme quoi…
-    Je n’étais pas près à être père, dit-il comme pour s’excuser.

    Et maman ? Elle était prête pour être mère peut-être ? Elle n’avait que dix-huit ans, c’était toujours deux ans de moins que lui et pourtant elle a toujours assumé ma venue, même quand ses parents l’ont lâchée, mais ça… Il ne peut pas comprendre bien sûr, il était bien trop occupé à s’amuser.

-    C’est facile, c’est trop facile.
-    Quoi ? Demande-t-il.
-    Ton excuse. Elle est trop facile. Tu pourras dire tout ce que tu voudras de toute façon… Il n’y aura jamais aucun moyen pour que je puisse te pardonner. Quinze ans sans un mot, un coup de téléphone ou bien une lettre. Je suis même étonnée de voir que tu te souviens encore de moi ! Alors, j’espère que tu t’es bien éclaté pendant que maman galérait comme une malade à cause de toi… 
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[144] (Histoire) posté le mardi 18 décembre 2007 16:14

 
 
    Je sens les larmes me monter aux yeux, mais il faut que je reste forte. Je ne le laisserai pas me faire pleurer encore une fois.

-    Je suis désolé…
-    Je t’ai dit que je ne te pardonnerai pas. Pas besoin de réessayer. Je doute même que tu sois sincèrement désolé, car si tu l’étais, ça ferait longtemps que tu serais passé nous voir.
-    Je n’osais pas venir, vous avez refait votre vie sans moi, je n’avais pas besoin de m’immiscer dedans.
-    Refait notre vie ? Ca fait à peine deux ans que maman a arrêté de se morfondre à cause de toi ! Mais ça fait toujours quinze ans qu’elle s’interdit toutes relations amoureuses pour ne plus souffrir comme elle a souffert à cause de toi !

    Je suis désolée maman, je sais que c’est une chose que tu préfères taire, mais il faute qu’il comprenne tout le mal qu’il a pu nous faire. Tu n’as pas à avoir honte maman, tu peux être fière de toi et de tout ce que tu as accompli. Je ne suis sûrement pas parfaite, mais grâce à toi je suis au moins une fille avec un caractère pas si mal que ça.

-    Sammy, dit-il à nouveau.
-    Je t’ai déjà dit de ne pas m’appeler comme ça !
-    Je suis vraiment désolé, je te le jure.
-    Mensonge… Tout n’est que mensonge !

    Je ne veux pas rester en face de lui plus longtemps. Je ne le supporterai pas. Je me retourne donc et me dirige vers l’entrée où j’ai laissé mes chaussures et mon manteau, j’enfile le tout sans dire un mot. J’entends une chaise bougée, je ne sais pas lequel des deux vient de se lever, l’hypocrite ou le muet, mais à vrai dire je m’en fous un peu. Je veux juste partir de là.

-    Sam, murmure une voix derrière moi.
-    Il faut que j’y aille.

    C’était donc le muet, qui a retrouvé l’usage de la parole par la même occasion. J’ouvre la porte et sort.

-    Sam ! Attends ! Crie-t-il, presque, cette fois.

    Je n’ai pas le temps d’attendre l’ascenseur. Je prends donc les escaliers et descends aussi vite que je peux. Je l’entends qui me suit. Quelque part, je suis contente. Cette fois, il essaye de me retenir. Le faire courir sera quand même ma petite vengeance. 
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