[136] (Histoire) posté le mardi 11 décembre 2007 21:43

 

    Je dépose tout ce que j’ai dans les mains sur la table. Au moins, il a tout ce qu’il faut du désinfectant, en passant par les pansements jusqu’à la crème à l’arnica. Autant dire que tout ça me donne l’impression que ce n’est pas sa première bagarre et qu’il a  appris quoi utiliser au fil du temps, mais comme je n’ai pas envie de lui demander quoi que ce soit ce soir, je verrais à repousser les confidences un autre jour. J’ouvre le flacon de désinfectant et en mets sur un coton.

-    Désolée d’avance pour les éventuelles douleurs.
-    Ca va, je suis un dur à cuire moi, plaisante-t-il.

    Je m’approche tout doucement et commencent à tamponner la plaie qu’il a sur la joue. J’espère simplement qu’il n’aura pas besoin de point de suture, car ça… Je ne sais pas encore faire. Je devrais d’ailleurs, avec ma maladresse mondialement connue, ça m’éviterait les tours par les urgences. Alors que je continue ce que j’ai entrepris, je sens un mouvement de recule de sa part.

-    Un dur à cuire tu disais ? Pourtant, ajouté en prenant le flacon dans ma main, il est dit qu’il ne pique pas celui-là.
-    C’est pas gentil de se moquer.
-     Mon pauvre petit choupinet d’amour, dis-je avant de l’embrasser du bout des lèvres.

    Il me sourit autant qu’il peut avec sa lèvre ouverte. Je continue de le soigner jusqu’à ce que son visage soit couvert de petits pansements et sentent bon l’arnica. Je m’éloigne un peu pour regarder l’étendu des dégâts. Ca va, ça pourrait être pire, il faudra juste surveiller tout ça de près.

-    Voilà. T’es presque tout neuf.
-    Merci ma petite infirmière… Même si ça aurait été encore plus agréable avec le costume conséquent.
-    Espèce de petit pervers va, dis-je en souriant. Ah merde ! J’ai encore oublié ça…
-    Ca quoi ?
-    Enlève ton pull s’il te plaît.
-    Seulement si t’enlèves le tien, rétorque-t-il faussement sérieux.
-    Ne fais pas l’idiot ! Tu as reçu un coup dans le ventre, je veux voir si tout est ok de ce côté-là. 
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[137] (Histoire) posté le mardi 11 décembre 2007 21:45

 
 
    Il obéit et enlève son pull. Mamma mia ! Je suis toujours en extase devant son torse. Je secoue la tête pour me remettre les idées en place et regarde le tout attentivement. Un petit hématome s’est formé, mais rien de bien inquiétant. Là encore ce sera à surveiller et je suis sûre que cette surveillance accrue ne va pas être pour me déplaire.

-    Dis maman, je peux renfiler mon pull ? C’est pas le tout, mais j’ai froid moi.
-    T’as pas plutôt une chemise ? Histoire que je puisse voir si le bleu s’étend ou non ? Et surtout… Ne m’appelle plus jamais maman.
-    A vos ordres madame !
-    Je te jure que si tu ne me faisais pas pitié avec ce visage tuméfié, tu te serais pris un coussin en travers de la tronche.

    Il se lève et va vers sa commande d’où il tire une chemise blanche immaculée qu’il enfile rapidement. Si je m’écoutais je lui sauterais dessus… Mais ça risquerait d’être brutal et le pauvre petit a déjà bien assez de douleurs comme ça pour que je n’en rajoute ! Monsieur veut faire le brave, mais je vois très bien qu’il a mal.

-    Youhou ? Sam ? Tu m’écoutes où tu es trop occupée à me mater ?
-    Je suis trop occupée, dis-je en souriant.

    Il s’approche jusqu’à se retrouver à une dizaine de centimètres de moi et avec l’aide de sa main gauche relève ma tête de telle sorte que je sois obligée de le regarder dans les yeux.

-    J’appelle le neurone de Sam et lui demande une minute d’attention. Ne croit-il pas qu’il serait judicieux d’appeler la mère de sa propriétaire pour la prévenir qu’elle dort ici ce soir ?
-    Ici, le neurone de Sam, je vous reçois cinq sur cinq. Sa mère est déjà prévenue, elles en avaient convenu dans la voiture.
-    Très bien, merci le neurone de Sam. Transmission terminée.
-    Je peux continuer à te mater maintenant ? Demandé-je le plus sérieusement du monde.

    Il garde ma tête levée vers ses yeux et approche dangereusement son visage du mien avant de prendre le contrôle de mes lèvres. Je le laisse faire, je n’ai pas envie de commettre une boulette et de lui faire mal. Là, c’est lui qui gère sa douleur et il ne peut s’en prendre qu’à lui-même.

-    Tu sais que tu peux faire plus que regarder ? M’interroge-t-il en quittant mes lèvres un instant.
-    C’est vrai ? C’est intéressant.
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[138] (Histoire) posté le mardi 11 décembre 2007 21:45

 
 
    Il me sourit et m’embrasse à nouveau. Plus fougueusement cette fois. Je me décide à prendre enfin vraiment part à cet échange, c’est pas grave s’il a mal. Comment ça pas charitable ? Je me demande qui le serait en pareilles circonstances. Je fais tomber au sol la chemise qu’il vient de mettre tout en poursuivant ce long et langoureux baiser. J’en profite pour me coller contre lui et capter la chaleur qui émane de sa peau.

-    Tu vas me rendre fou, assure-t-il en reprenant son souffle.

    Je mets mes mains autour de sa nuque et me cambre, me collant encore plus contre lui. Je vais le rendre fou ? Mais c’est le but escompté ! Je joue avec sa lèvre inférieure en prenant bien soin d’éviter le côté où elle est fendue. Maxence me fait reculer jusqu’à ce que je bute sur ce qui semble être la table, il me penche dessus. Cependant, la réalité vient très vite nous rattraper et Max étouffe un cri de douleur. Je me relève rapidement.

-    C’est pas sérieux ce qu’on fait.
-     Pas encore, soupire-t-il.
-    Tu es blessé mon ange.

    Je lui adresse un sourire désolée.

-    Je vais prendre une douche, l’informé-je.
-    D’accord…

    Je rentre dans la salle de bain et referme la porte derrière moi. J’ai envie de me foutre des claques. Je suis prête pourtant, je suis plus que prête, mais il y a toujours un frein quelque part… Je me déteste !

-    T’es vraiment nulle, dis-je en regardant mon reflet dans le miroir.

    Je me déshabille rapidement et entre dans la cabine de douche. J’ouvre le robinet d’eau chaude. Une bonne douche bouillante pour me détendre. Je laisse l’eau couler sur ma peau. Elle me brûle, mais ce n’est pas grave, j’aime cette sensation aussi bizarre que ça puisse paraître.

Le bruit de l’eau qui coule sonne comme une douce mélodie à mes oreilles. Je suis tellement concentrée sur cette musique que je n’entends pas la porte de la salle de bain s’ouvrir. Je ne le constate qu’une fois l’intrus ouvrant le rideau de douche et prenant place à mes côtés dans le minuscule espace. 
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[139] (Histoire) posté le mardi 11 décembre 2007 21:46

 
 
-    C’est définitivement pas sérieux mon ange… Et tes pansements ?
-    J’ai pas envie d’être sérieux et puis j’ai mon infirmière personnelle moi aussi.

    Je me rends compte que c’est la première fois que je suis entièrement nue devant lui et vice-versa. Jusqu’à lors nos sous-vêtements étaient une derrière barrière face à une totale connaissance de l’intimité de l’autre. Je crois que ce soir on peut dire qu’on a allégrement franchi ce dernier rempart. Il commence à déposer multitudes de petits baisers sur mon épaule droite dessinant les courbes de mes hanches avec ses doigts en même temps. Même si l’eau bouillante continue de tomber sur nous, je ne peux réprimer le frisson de désir qui laisse apparaître sur ma peau une chair de poule qui me parcoure des pieds à la tête.

Je me retourne et le regarde dans les yeux. Ces mêmes yeux qui m’ont totalement séduite la première fois que je les ai vus, ces mêmes yeux qui me voient belle. Je passe ma main sur son visage blessé. J’apprécie ce nouveau visage. Je crois qu’il pourrait changer n’importe quoi chez lui, je le trouverais toujours aussi beau. Je me dresse sur la pointe des pieds pour l’embrasser doucement. J’ai terriblement besoin de douceur en cet instant. Je passe mes mains derrière son dos où je dessine des petits cercles du bout des doigts.

-    Pas ici, me susurre-t-il à l’oreille, les choses allant maintenant plus loin.

    Il tourne le robinet d’eau chaude tout en continuant à m’embrasser. Nous sortons de la douche toujours collés l’un à l’autre. Pas le temps d’enfiler une serviette et puis de toute façon, l’eau ça sèche ! Il me conduit jusque dans le salon où je peux constater que le clic-clac est maintenant déplié.

-    T’avais tout prévu.
-    J’étais pas contre la table pour ma part, mais je pense que ce sera plus confortable ici.

    J’exerce une pression avec mon pouce à la périphérie du bleu qui se trouve sur son abdomen. Il a eu de la chance, un peu plus et c’était un petit coup de poing. Non, mais je vous jure ! Celui-là… Si je ne l’aimais pas autant, je le trouverais désespérant…

-    Espèce de sadique, s’amuse-t-il.
-    Je suis sûre que tu aimes ça.
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[140] (Histoire) posté le mardi 11 décembre 2007 21:47

 
 
    Il m’embrasse à nouveau tout en m’allongeant délicatement sur le lit d’appoint. Il quitte mes lèvres et laisse glisser les siennes sur mon cou descendant le plus lentement possible jusqu’à la naissance de mes seins. Il dévie sur le gauche qu’il commence à suçoter. Je reste encore passive quelques minutes dans ces préliminaires avant de décréter que le moment d’y prendre part est arrivé. Je me relève doucement sur mes avant-bras et tente de capter ses lèvres avec les miennes. Je le fais se coucher doucement et prend appui sur mon bras droit pour être  surélevée par rapport à lui et être sur le côté et non au-dessus. Presque d’égal à égal en somme.

Je commence à dessiner des petits cœurs du bout de mon index sur son torse. C’est terriblement gnangnan, mais je suis amoureuse, ça peut-être une excuse valable, non ? Une fois ce petit jeu terminé, je reprends le contrôle de sa bouche. Je viens de décider que ce soir elle m’appartenait entièrement. Je crève d’envie de mordiller sa lèvre inférieure, c’est une chose que j’adore faire, mais je me retiens, sa blessure ne saigne plus et je ne veux pas que le saignement recommence à cause de mes lubies inconsidérées.

Maxence me fait basculer sur le dos et caresse mes lèvres avec sa langue. J’entrouvre la bouche et laisse sortir la mienne pour continuer de jouer avec la sienne. Sa main descend doucement de ma poitrine vers mon nombril donc il dessine le contour plusieurs fois avant de descendre à nouveau pour s’arrêter sur le point le plus sensible de mon intimité qu’il commence à titiller ce qui a pour effet de me laisser échapper quelques gémissements de plaisir.

-    Je reviens dans deux secondes, me dit Maxence en m’abandonnant alors que je suis sur le point d’exploser.

    Il se dirige vers la commode d’où il tire une boîte de préservatifs. Quelque part ça me ravie qu’il y ait pensé. Tout est tellement différent de cette première fois que je préfère oublier. Il revient sur le lit et me dépose un léger baiser sur le nez. La suite ? Je pense que je n’ai pas besoin de faire de dessin pour que tout le monde la connaisse. Il a été d’une douceur incroyable, telle que je ne l’avais jamais connu et maintenant je suis dans ses bras sur le point de m’endormir.

-    A quoi tu penses ? Me demande-t-il, les lèvres apposées sur mon épaule.
-    Je pense que je t’aime énormément.

    Je sens un sourire se dessiner sur sa bouche. C’est avec cette pensée que je m’endors. Cette nuit encore je rêverai de mon bel ange. 
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