[128] (Histoire) posté le dimanche 09 décembre 2007 22:09

 
 
    Pour toute réponse, le jeune homme qui se tient en face de moi s’approche et m’embrasse délicatement. Je savais qu’il serait surpris, mais j’aime bien sa façon de réagir quand il l’est.

-    Ma mère m’a déposée, lui expliqué-je. Donc je suis à l’heure pour une fois.
-    Tu aurais pu me prévenir quand même.
-    Ca n’aurait pas été aussi drôle si je l’avais fait.

    l m’enserre au niveau de la taille pose sa tête sur mon épaule. J’avais oublié le facteur petit ami égal chauffage ambulant, là je ne risque pas l’hypothermie, mais plutôt l’hyperthermie. Je colle ma joue contre la sienne et ensemble nous attendons le retour du meilleur ami/cousin prodige.

-    Je crois qu’ils arrivent, déclare Maxence une dizaine de minutes plus tard quand un quatre-quatre noir fait son approche.
-    On va boire un chocolat chaud après ? Steuplé !
-    On va bien réussir à convaincre Jean de faire ça.
-    Génial !

    Nous regardons tout le petit monde descendre de la voiture. Dans la famille de Gasco je voudrais le père lunatique, la mère alcoolique, la petite sœur chieuse et le merveilleux ami. Attendez, ça fait quatre ça… Alors, pourquoi ils sont cinq ? C’est qui cette poupée Barbie qui descend de la voiture aidée de Jean et qui glousse comme une pintade ? Je me retourne vers Maxence qui hausse les épaules. Lui non plus n’est pas au courant apparemment.

-    Sam ! Max ! Content de vous revoir, s’enthousiasme Jean en nous voyant.
-    Nous aussi, répond-on d’une même voix.
-    Oh c’est tellement mignon, vous êtes un parfait petit couple, s’exclame Barbie d’une voix de crécelle.

    Oh mon Dieu ! Oh my God ! Oh mein Gott ! Et la liste pourrait encore être longue, mais ce sont seulement ces trois-là qui me viennent à l’esprit pour l’instant. J’ai peur, elle me fait vraiment peur cette fille. Pourtant, je ne suis pas du genre à m’effrayer pour si peu, mais j’avoue que là… Je veux ma maman !

-    Je vous présente Laurie, ma petite amie, se décide-t-il enfin à nous dire devant nos regards étonnés. 
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[129] (Histoire) posté le dimanche 09 décembre 2007 22:10

 
 
    Jean… Tu viens de baisser considérablement dans mon estime… Une blonde écervelée ? Je n’ai absolument rien contre les blondes, mais elle… Elle correspond tellement au stéréotype et en plus… Barbie et Laurie, même combat, non ?

-    Vous vous rendez compte, on est dans le même lycée où on ne s’est jamais vu et voilà que nous partons dans la même station de ski en vacances. J’ai même sacrifié ma semaine à la Barbade pour rester avec mon Jeannot.

    Co… Comment ? Elle vient de l’appeler Jeannot ? Mais c’est mon privilège ça ! Je crois que je ne vais pas du tout, mais absolument pas du tout l’aimer cette Barbie ou Laurie, peu importe son nom !

-    Alors, comme ça tu es dans le même lycée que nous ? Demandé-je le plus poliment possible.
-    Oui, mais je suis toujours dans la cour A.
-    Ah la cour des pou…

    Aïe ! Je viens de me recevoir un coup de coude dans le dos et je peux vous dire que ce n’est pas très agréable. Bon ok, j’admets volontiers que ma bouche a encore été plus vite que mon cerveau, mais de là à me martyriser ! Je ne suis pas d’accord du tout !

-    La cour pour les ES… Je suppose que tu es en ES, non ?
-    Oui, comment tu sais ? S’exclame-t-elle.
-    Une intuition.
-    Bien rattrapé, me murmure Maxence à l’oreille.

    Je suis trop douée, je sais… Bon, j’avoue que j’ai profité de la blonditude physique et mentale de Barbie pour m’en sortir sur ce coup-là. Sérieusement, quelque part je suis déçue par Jean. Bon il choisit les personnes avec qui il veut sortir, ce n’est pas mon problème, mais il mérite mieux qu’elle, du moins je pense. 
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[130] (Histoire) posté le dimanche 09 décembre 2007 22:11

 
 
-    Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Demande le zébulon sur patte.
-    C’est pas vrai, elle fonctionne avec des piles au lithium ou quoi ? Marmonné-je de telle façon que seul Max puisse entendre.

    Au même moment, la famille de Gasco moins un passe à côté de nous. Le père de Jean nous salue poliment alors que sa femme et sa fille rentre dans l’immeuble sans daigner nous faire ne serait-ce qu’un signe. Tant mieux… Au moins je n’aurais pas à y répondre. Nous sommes donc maintenant seuls tous les quatre dans la rue.

Barbie saute quasiment sur place. Y a pas un bouton pour l’arrêter ? Je me demande comment fait mon Jeannot pour la supporter… A moins que ce soit pour la faire taire qu’il a décidé de sortir avec elle… Hop une galoche et sa langue est occupée à autre chose que blablater sans arrêt.

-    Oui on fait quoi ? Demande Jean à son tour.
-    Je propose un chocolat chaud, dis-je presque victorieusement.
-    Toi et tes chocolats chauds…
-    Ben quoi ? C’est le chocolat chaud ou le vin chaud, c’est toi qui vois…

    Barbie tire une drôle de tronche maintenant. Alors qu’elle était toutes dents blanches dehors, elle a échangé le sourire colgate contre une moue de surprise. Allez, on va bientôt savoir ce qui tracasse mademoiselle… Les soldes chez Dolce & Gabbana ont peut-être été repoussées… Qui sait ? Je fais pas partie de ce monde moi…

-    Du vin chaud ? Mais une jeune fille bien élevée ne boit pas d’alcool où trempes juste ses lèvres dans du champagne à l’occasion.

    Je ne sais pas si je dois rire ou être consternée… Du grand n’importe quoi ! Au moins on peut dire qu’elle a bien retenu les leçons de sa maman ou de sa nourrice, au choix.

-    Qui a dit que j’étais bien élevée ? La défié-je.
-    Bon… On va le prendre ce chocolat chaud ? Vient s’en mêler Jean ne craignant que la situation s’envenime.
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Parlotte de fin de chapitre n°24 (Parlotte de fin de chapitre) posté le dimanche 09 décembre 2007 22:14

 
  
 
 
    Je sais, je sais, je tarde à mettre des suites, mais je dois avouer que je ne suis pas des plus motivées en ce moment et ques les nouvelles plus mauvaises que bonnes s'enchaînent ne faisant pas vraiement regrimper ma motivation dans le vert. J'espère que vous ne m'en voulez pas trop de vous faire attendre, mais je n'arrive pas à me forcer en ce moment... =\

J'espère aussi que ce petit chapitre vous aura plus, avec l'arrivée de Barbie et que vous n'êtes pas lassés de mon histoire du fait de ma soudaine lenteur. Un petit message aux lecteurs fantômes : n'ayez pas peur de vous manifester =)


Bisouilles tout le monde et souilles pour les autres


Vidéo : 30 Seconds To Mars - The Kill (acoustic)
*continue sa propagande Jaredienne*
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[131] (Histoire) posté le lundi 10 décembre 2007 23:05

 

    Je suis calme, totalement détendue, les oiseaux chantent et les papillons volettent autour de moi. Non, je ne suis pas défoncée, c’est juste que je suis en train de plonger dans le sarcasme le plus total. A peine dix minutes que nous sommes assis dans ce café et j’ai déjà envie d’étriper Barbie. Je ne supporte pas ses gloussements ! Mon Jeannot par-ci, mon Jeannot par là… C’est le mien espèce de pou…

-    Et sinon vous avez fait quoi pour le jour de l’an ? Demande soudainement Jean me tirant de mes pensées.
-    Dîner en famille, tentative d’assassinat manquée sur ma grand-mère…
-    Comment ? S’écrit Barbie.
-    C’est du second degré. C’est pas de ma faute si elle manque de s’étouffer au moindre petit sous-entendu.
-    Tu n’y as pas été mollo non plus sur ce coup-là, intervient Max.
-    Mais c’était tellement marrant…

    Je m’en fiche, maintenant je boude ! Comme ça il va se sentir coupable et il va être tout sucre, tout miel avec moi. Je suis d’un machiavélisme déconcertant parfois… Mais tant pis, il n’avait pas qu’à dire ça. Lui aussi il est sous le charme de Barbie ou quoi ? Non, je ne suis pas jalouse… C’est juste qu’on colle une blonde dans une salle et exit les brunes !

-    Bravo Max, t’as réussi à la vexer.
-    Ce qu’elle peut être susceptible parfois aussi, soupire-t-il.
-    Qui se ressemble s’assemble, dis-je de façon nonchalante.
-    Mon petit boudin sur patte…

    Je vais le tuer ! Aux oubliettes le fait que je sois amoureuse de lui ! Au procès je plaiderai la folie passagère et j’expliquerai aux jurées que mon petit ami m’a traitée de boudin. Elles ne pourront que m’acquitter. Oh oui, un jury composé de femmes uniquement me comprendra entièrement.

-    Tu es un homme mort.
-    Han ! Je viens de comprendre ! S’exclame soudainement Barbie tout en réprimant l’un de ses gloussements. Maxence ce n’est pas très gentil de ta part.
-    C’était une petite blagounette. Tu sais que je te trouve magnifique, je te l’ai déjà dit il me semble.
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