Pour toute réponse, le jeune homme qui se tient en face de moi s’approche et m’embrasse délicatement. Je savais qu’il serait surpris, mais j’aime bien sa façon de réagir quand il l’est.
- Ma mère m’a déposée, lui expliqué-je. Donc je suis à l’heure pour une fois.
- Tu aurais pu me prévenir quand même.
- Ca n’aurait pas été aussi drôle si je l’avais fait.
l m’enserre au niveau de la taille pose sa tête sur mon épaule. J’avais oublié le facteur petit ami égal chauffage ambulant, là je ne risque pas l’hypothermie, mais plutôt l’hyperthermie. Je colle ma joue contre la sienne et ensemble nous attendons le retour du meilleur ami/cousin prodige.
- Je crois qu’ils arrivent, déclare Maxence une dizaine de minutes plus tard quand un quatre-quatre noir fait son approche.
- On va boire un chocolat chaud après ? Steuplé !
- On va bien réussir à convaincre Jean de faire ça.
- Génial !
Nous regardons tout le petit monde descendre de la voiture. Dans la famille de Gasco je voudrais le père lunatique, la mère alcoolique, la petite sœur chieuse et le merveilleux ami. Attendez, ça fait quatre ça… Alors, pourquoi ils sont cinq ? C’est qui cette poupée Barbie qui descend de la voiture aidée de Jean et qui glousse comme une pintade ? Je me retourne vers Maxence qui hausse les épaules. Lui non plus n’est pas au courant apparemment.
- Sam ! Max ! Content de vous revoir, s’enthousiasme Jean en nous voyant.
- Nous aussi, répond-on d’une même voix.
- Oh c’est tellement mignon, vous êtes un parfait petit couple, s’exclame Barbie d’une voix de crécelle.
Oh mon Dieu ! Oh my God ! Oh mein Gott ! Et la liste pourrait encore être longue, mais ce sont seulement ces trois-là qui me viennent à l’esprit pour l’instant. J’ai peur, elle me fait vraiment peur cette fille. Pourtant, je ne suis pas du genre à m’effrayer pour si peu, mais j’avoue que là… Je veux ma maman !
- Je vous présente Laurie, ma petite amie, se décide-t-il enfin à nous dire devant nos regards étonnés.










