[124] (Histoire) posté le dimanche 02 décembre 2007 01:16

 
 
-    Le pire dans tout ça, dis-je à nouveau, c’est que je suis devenue totalement intolérante envers les personnes qui font ça. Enfin non, pas toutes, mais plutôt celles qui prennent ça comme un effet de mode… Car je sais que pour certaines personnes ce sont des appels au secours et qu’à cause de personnes qui font ça juste pour faire croire qu’elles sont des rebelles de la société, les personnes qui le font pour demander de l’aide sont cataloguées de la même façon.
-    Peut-être que pour ces personnes aussi ce sont des appels au secours ?
-    Je ne sais pas… Quand je vois ça affiché sur un blog comme une fierté, genre « ça y est, enfin, je l’ai fait, vous avez vu ? ». Non… On n’en a pas à être honteux, mais on n’a pas non plus à exhiber ça comme une nouvelle fringue.

    Il ne sait pas quoi répondre et je ne lui demande pas de le faire. De toute façon c’est mon opinion et celle-là est bien ancrée en moi. Que dire de ces images qui s’affichent sur ces blogs ? Elles me font frémir, me mettent hors de moi et pourtant, les miennes ne m’ont jamais fait cet effet et si je découvrais la même chose sur une personne que j’aime, ça ne me ferait pas cet effet non plus… Non, j’essayerai de comprendre tout en sachant que je serais l’une des mieux placées pour ça puisque l’ayant vécue.

-    Ca me fait mal de te savoir mal, finit-il par avouer.
-    Il ne faut pas !
-    Je t’aime et tiens à toi, comment veux-tu que je ne ressente pas ça ?
-    Parce que tu es mon pansement géant. Tu es un peu collant, mais tu panses mes blessures.
-    Un peu collant hein ?

    Il s’approche de moi doucement et décolle ma tête de mes genoux. Ils m’embrassent délicatement, comme si j’étais un objet dans l’un des matériaux les plus fragiles et que s’il exécutait une pression un peu plus forte sur mes lèvres, je me briserais. Lorsqu’il se détache enfin de moi, il ne peut quitter le contact de mon visage pour autant et me caresse la joue avec son pouce.

-    Je t’aime, murmuré-je. Plus que je ne pensais pouvoir aimer quelqu’un.

    Il colle son torse contre le cocon que je me suis créée et l’entoure de ses bras. Sa chaleur me réconforte. La chaleur humaine est l’un des chauffages les plus performants je pense. Elle pourrait réchauffer les cœurs et esprits les plus refroidis.

-    Je suis crevée, dis-je dans un bâillement.
-    Alors, on devrait peut-être se coucher ?
-    Je pense oui… Je suis désolée d’avoir tout gâché ce soir…
-    Tu n’as rien gâché… Ce n’était simplement pas le bon soir. On aura d’autres occasions et c’était très, très sympa quand même, termine-t-il avec un sourire coquin sur les lèvres.

    Je lui souris timidement à mon tour. Pendant que je me glisse sous la couette, il se relève, retire son pantalon pour se retrouver en caleçon avant de venir s’allonger à son tour à côté de moi.

-    Je devrais peut-être retirer ta chemise, chuchoté-je.
-    Tu peux la garder, j’ai d’autres vêtements à mettre demain.
-    Merci mon ange.
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[125] (Histoire) posté le dimanche 02 décembre 2007 01:17

 
 
    Je l’embrasse du bout des lèvres avant de me blottir contre lui. Comme le premier soir où nous avons dormis ensemble, il pose sa main contre mon ventre et cette chaleur m’irradie. Finalement et contrairement à ce que je pensais, je m’endors assez facilement.


-    Ma puce, je suis désolée de te réveiller, mais… Oh mon Dieu ! Hurle une voix me sortant de mon sommeil.

    Où suis-je là ? Il est quelle heure ? La dernière chose dont je me souvienne est le souffle régulier de Maxence qui me berçait et là je crois que j’ai un tympan percé par le cri strident qui vient de sortir de la bouche de ma mère. Bon sang, je sais pas ce qu’elle me veut, mais je sens que la matinée voire même la journée va être très longue.

-    Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? Articulé-je difficilement.
-    Sous mon toit ? Dans ma propre maison ?
-    Baisse d’un ton maman, je te comprends pas là.
-    Vous… vous… vous…
-    Nous quoi ?
-    Tu as vu ta tenue ?

    Actuellement ? Non… J’essaye de m’accommoder à la lumière du soleil et après je pourrais me souvenir de quelle chemise de nuit j’ai mis hier soir avant de me coucher. Ah… Un moment… J’ai pas de chemise de nuit, mais une chemise tout court. Je me relève brusquement sur mes avant-bras et voit que le vêtement est ouvert sur les sous-vêtements que je porte.

-    C’est pas tout à fait ce que tu crois, affirmé-je après avoir regardé Maxence dont le torse nu laisse entendre qu’il ne porte rien plus bas.
-    Ah et qu’est-ce que je crois à ton avis ?
-    Qu’on a fait des choses pas très catholiques…
-    Alors, tu sais ce que je crois…
-    Mais on n’a pas été jusqu’au bout des choses pas très catholiques.

    Maxence se frappe le front avec le plat de sa main. Quoi ? Je panique moi ! Dans le vrai sens du terme, mais aussi dans le sens jeu de mots... Elle me fait peur ma mère le matin, j’ai pas encore eu le temps d’enfiler ma carapace alors, je suis totalement à découvert.

-    Pas jusqu’au bout, s’effraie-t-elle.
-    Don’t worry maman, be happy. Tout va bien.
-    Tout va bien, répète-t-elle.

    Je boutonne les quelques boutons et me lève pour me diriger vers elle. Je la prends dans mes bras et la toise gentiment des quelques quinze centimètres que j’ai de plus qu’elle.

-    Je suis une grande fille maman. Il va falloir t’y faire.
-    Tu seras toujours mon petit bébé, soupire-t-elle. J’étais juste venir te dire que la salle de bain était libre si tu veux avoir de l’eau chaude avant que ta grand-mère n’utilise toute celle qu’il y a dans le ballon.

    Elle quitte ma chambre comme elle y était entrée avec l’air horrifié en moins. Je me dirige vers mon lit dans lequel je me vautre à côté de mon petit ami avant d’exploser de rire et bien au moins je n’aurais pas à expliquer à ma mère que je suis aussi capable de faire autre chose que dormir dans un lit. 
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Parlotte de fin de chapitre n°23 (Parlotte de fin de chapitre) posté le dimanche 02 décembre 2007 01:25


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    Chapitre difficile à écrire pour moi... Mais bon, j'en suis venue bon. Ce n'est pas simple d'écrire ce genre de chose, c'est même très délicat ^^
Je tenais aussi à vous dire que ce blog contiendra 31 chapitres, il se terminera dans les alentours de la mi-décembre, voire même de Noël et j'enchaînerai directement sur un autre dont je me demande encore si je vais l'illustrer d'images provenant des sims ou autres (ça tiendra surtout compte de mon PC on va dire).

J'espère que ce chapitre vous aura néanmoins plu =)



Bisouilles tout le monde et trouille pour les autres
(merci Absynthe)


Musique : 30 Seconds To Mars - Buddha for Mary
(ui, ui, j'adore 30STM ¤___¤)

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[126] (Histoire) posté le dimanche 09 décembre 2007 22:07

 

    Nous sommes maintenant le trois janvier et les cours doivent reprendre d’ici deux jours. Si cette information est synonyme de mauvaise nouvelle pour moi, il y en a un autre qui me met plus en joie en ce jour : le retour de mon Jeannot. Après plus de dix jours passés dans un chalet luxueux au bord des pistes, monsieur nous fait l’immense honneur de revenir pour passer le week-end avec nous. Quel bon garçon.

Quoi qu’il en soit… Il est maintenant quatorze heures et je dois aller le chercher dans trente minutes devant chez lui. C’est pour ainsi dire mission impossible, mais j’ai envoyé Maxence en messager pour dire que je serais en retard. Pour une fois que ce n’est pas de ma faute en plus. Qui aurait pu prévoir que mes grands-parents décideraient de rester une journée de plus et de partir il y a seulement cinq minutes alors que j’aurais dû quitter la maison il y a déjà une vingtaine de minutes ?

-    Merci grand-père, merci grand-mère, marmonné-je.
-    Tu ne les vois qu’une fois par an, ne te plains pas trop, ça pourrait être pire.
-    Je sais, mais bon j’ai promis à Jean que je serais là et comme d’habitude je vais être en retard…
-    Et si au lieu de ronchonner tu finissais de te préparer pour que je puisse t’y conduire en voiture ? Me demande ma mère.

    Ni une, ni deux, je me précipite à l’intérieure de la maison en direction de ma chambre où j’enfile mes baskets, jette un dernier regard à ma tenue et mon maquillage dans le miroir et enfile mon manteau. Ma mère, quant à elle, se tient déjà devant la porte avec les clés de la voiture dans la main.

-    Prête ?
-    Prête.

    Elle ouvre la porte de la maison et me laisse passer pour la refermer derrière elle. J’entends le « bip » qui me signale que les portières de la voiture sont ouvertes avant de m’engouffrer dans l’habitacle. Bon sang ! Qu’est-ce qu’on se les gèle là-dedans, vivement le retour du printemps et d’une température à peu près douce. Y en a marre de se geler les miches !

-    C’est revigorant, déclare ma mère en rentrant à son tour dans la voiture.
-    Ca serait pas une mauvaise idée que tu mettes le contact et par la même occasion le chauffage.

    Elle obtempère en souriant. Je crois qu’elle est aussi contente que moi de cette décision qui va nous réchauffer entièrement d’ici quelques minutes. J’espère seulement que Jean n’a pas prévu de longue balade et qu’on pourra aller se réfugier dans un café et nous moquer des gens qui se les gèlent dehors pendant qu’on est autour d’un chocolat chaud bouillant. 
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[127] (Histoire) posté le dimanche 09 décembre 2007 22:08

 
 
    Nous roulons assez doucement dans la ville. Il a neigé cette nuit et les routes, même si elles ont été dégagées, ne sont pas de plus praticables, mais même en allant à trente à l’heure, je serais à l’heure alors que si j’y avais été à pied et en comptant mes nombreux rattrapages pour pas me gameller, ben j’y serais pas arrivée avant quinze heures…

-    Vous faites quoi cet après-midi ? M’interroge ma mère pour faire la conversation.
-    Je sais pas… Le seul truc dont je suis sûre c’est qu’on ne va pas rester éternellement dehors. Je veux pas être en hypothermie non plus.
-    Vous pourriez peut-être aller faire un bowling ou un truc du genre.
-    Yep, c’est possible, mais franchement j’en n’ai aucune idée.
-    Je peux vous conduire aussi si vous voulez.
-    Non, merci maman, mais je pense qu’on ne va pas aller bien loin.

    La conversation s’arrête là. Ma mère se concentre à nouveau sur la route. Elle n’a pas envie de finir dans le décor et je dois bien avouer que moi non plus.

 Une dizaine de minutes plus tard, nous sommes enfin arrivées devant l’immeuble des de Gasco. J’ai quelques minutes d’avance et ni Jean, ni Maxence ne sont encore arrivés. D’ailleurs je crois que ce dernier va être drôlement surpris de me voir à l’heure alors que je lui ai envoyé un message pour lui dire tout le contraire. Tant pis, une surprise de temps en temps, ça ne peut pas faire de mal… A part quand j’en suis la destinataire, bien sûr.

-    Tu veux que je revienne te chercher ? Demande ma mère alors que j’ouvre la portière.
-    Ca dépendra, si ça se finit tard j’irais dormir chez Max. Je ne veux pas te faire conduire alors qu’il y a du verglas.
-    C’est toi qui vois ma puce. Alors, à tout à l’heure ou à demain si je comprends bien ?
-    C’est ça.
-    Soit sage.
-    Moi ? Mais je le suis toujours, affirmé-je en refermant la porte de la voiture.

    Elle redémarre et s’enfonce lentement dans la ville. Je vais me réfugier sous le porche de l’immeuble en attendant. Au moins, même si je ne suis pas coupée du froid, je suis coupée du vent et ce n’est pas un facteur négligeable dans mon futur refroidissement intérieur… J’espère juste que je ne vais pas m’endormir sous l’action du froid parce que là, il n’y a personne pour me réveiller… Comment ça je regarde trop de films hollywoodiens ? Même pas vrai d’abord…

-    Je croyais que les mirages ce n’était que par des températures élevées.
-    T’es un petit comique, tu sais ça au moins ? 
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