[120] (Histoire) posté le mardi 27 novembre 2007 12:28

 
 
    Les premiers boutons défaits, je me rends compte que ma poitrine semble vouloir s’échapper de ma robe, mais d’après ce que je vois, ça n’a pas l’air de le déranger plus que ça. Il commence à déposes des baisers dans le creux de mon cou, me faisant frissonner au passage, pour descendre vers la naissance de mes seins. Je profite du moment où il s’empare à nouveau de ma bouche pour commencer à défaire les boutons de sa chemise à mon tour.

-    Han, petite dévergondée, on déshabille un garçon…
-    Y a pas de raison que je sois la seule à qui on enlève les vêtements.

    Il dépose un baiser délicat sur mon nez et termine ce que j’ai entrepris avec sa chemise. Qui a eu l’idée de faire des boutons aussi difficiles à retirer de leurs boutonnières, aussi ? Je profite de ce moment d’accalmie passagère pour retirer mon chemisier qui se trouvait toujours sur mon dos. Une fois nos deux vêtements enlevés, je décide de reprendre les choses en main.

Je le fait s’allonger à nouveau sur le lit avant de commencer à dessiner ses muscles avec mon doigt. Ce n’est pas la première fois que je découvre son torse, mais j’aime toujours autant voir le tracé que forme ses pectoraux et ses abdominaux sur sa peau. Il est musclé sans pour autant être bodybuildé et je le trouve tout simplement magnifique.

Je continue de parcourir son torse encore quelques secondes avant de jouer le même jeu que lui il y a quelques instants. Je dépose de légers baisers de son cou jusqu’à son nombril avant de remonter vers ses lèvres que je suçote. Alors qu’il avait passé ses mains sur mon dos pour me rapprocher un peu de lui, ses dernières trouvent la fermeture éclair de ma robe et la descende.

-    Hey ! M’exclamé-je en quittant sa bouche. C’est pas du juste, une robe c’est plus facile à enlever qu’un pantalon !
-    Avoue que c’est pour ça que tu l’as mise.
-    Peut-être, dis-je dans un sourire mi-coquin, mi-malicieux.

    Je quitte son torse pour me mettre debout devant le lit. Ma robe ne tient plus que par deux minuscules bretelles et dans un mouvement d’épaules se retrouvent à terre. Je me mets à rougir. Je n’ai pas l’habitude de me tenir devant un homme en sous-vêtements et dans la lumière. J’ai déjà l’impression d’être entièrement nue dans ce petit ensemble de satin blanc.
 
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[121] (Histoire) posté le mardi 27 novembre 2007 12:29

 
 
    Certes, j’en ai connu d’autres, mais les choses allaient si vite qu’on n’avait pas le temps pour se découvrir et puis j’exigeais toujours que l’on ferme la lumière. Maxence, qui jusqu’à lors me regarder depuis le lit dressé sur ses avant-bras, sent mon trouble et se lève à son tour pour m’enlacer. La chaleur de ses mains contre mon dos m’apaise et fait passer ce léger moment de stress.

-    Tu es magnifique, me souffle-t-il à l’oreille.

    Il se penche vers mon visage et embrasse mon front, mon nez, mon menton et mes paupières avant de terminer par ma bouche. Notre baiser d’abord tendre se fait de plus en plus fougueux. Nos langues s’entremêlent pour ne sembler jamais devoir se défaire l’une de l’autre et le désir que j’avais pu ressentir chez lui semble augmenter au fur et à mesure que la bosse, qui s’était déjà formée, dans son pantalon se fait de plus en plus importante contre ma cuisse.

Pourtant, il ne fait rien qui puisse me brusquer et au contraire diminue l’intensité de notre baiser avant de m’allonger délicatement sur le lit. Je pense qu’il veut me donner un très bon souvenir de cette seconde première fois quitte à faire passer mon plaisir avant le sien. Il dégage les bretelles de mon soutien-gorge de mes épaules sans pour autant découvrir entièrement ma poitrine qu’il semble vouloir garder comme un dernier cadeau à déballer de son enveloppe de tissu.

-    Je t’aime tu sais, murmuré-je.
-    Je t’aime aussi.

    C’est la première fois qu’il me le dit explicitement. Décidément, moi qui voulait le faire languir avec ses trois petits mots, ça aura plutôt été l’inverse. Il commence à déposer multitudes de petits baisers sur mon épaule droite puis descend petit à petit vers mon sein qu’il embrasse à travers le tissu et le tout en découvrant le reste de mon corps en le frôlant avec son index provoquant encore plus de frissons chez moi que je ne pensais possible.

Je me raidis au moment où son doigt passe sur mon bras gauche et prie intérieurement pour qu’il ne découvre rien. Son doigt remonte vers mon épaule, mais je ne me détends pas pour autant. Je sens que quelque chose ne va pas et lorsque sa main redescend et que la pression de son doigt sur ma peau se fait un peu plus forte et qu’il relève la tête pour regarder ce qui peut bien causer cette différence au toucher, je commence à me préparer mentalement pour les explications.

-    Mais qu’est-ce que ?

    Je le repousse un peu et cherche le premier vêtement que je peux trouver et tombe sur sa chemise que j’enfile. Peu importe que je me rhabille ou non, tout est fichu pour ce soir. Un moment magique a encore été arrêté par l’une de mes nombreuses erreurs d’une jeunesse pas si éloignée que ça. Je replie mes jambes vers ma poitrine et me concentre pour ne pas pleurer et me préparer à répondre à toutes ses questions. 
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Parlotte de fin de chapitre n°22 (Parlotte de fin de chapitre) posté le mardi 27 novembre 2007 12:38


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*esquive tomates, parpaings et autres projectiles*
Avouez que ça aurait été trop facile s'ils avaient pu aller jusqu'au bout non ?
*se rebaisse pour éviter la seconde salve*
Beuh

Je peux vous assurer que ça n'a pas été facile de faire ce chapitre. Je n'ai pas l'habitude d'écrire ce genre de choses (ben uii, jusqu'à lors j'étais dans la pureté la plus totale dans mes histoires) et je vous demande donc de pardonner mes quelques (ou nombreuses) maladresses à ce niveau-là.

J'espère que ce chapitre vous aura plu et que vous ne serez pas trop en rogne contre moi quand même *spaaaaf* <== (cadeau pour toi Absynthe xD)
 

Bisouilles tout le monde et bouilles pour les autres


Musique : 30 Seconds To Mars - A Beautiful Lie
(cette chanson ça fait 3 jours que je me la passe en boucle)
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[122] (Histoire) posté le dimanche 02 décembre 2007 01:14

 

    Il reste muet, je reste muette. On ne peut pas dire que la conversation soit des plus intéressantes. Je ne compte pas prendre la parole la première et il semble encore hésiter sur les mots qu’il doit employer pour ne pas me heurter. Mais même s’il est gauche, ça ne me blessera pas, car on m’a déjà fait les réflexions les plus féroces sur ce sujet. Alors, j’attends. Je joue avec mes cheveux, je me flagelle mentalement…

-    Pourquoi ? Demande-t-il simplement.
-    Et pourquoi pas ?

    Il se terre à nouveau dans son mutisme. Peut-être aurais-je mieux fait de ne pas ouvrir la bouche. Je sais que je n’ai pas été des plus agréables sur ce coup-là, mais je suis sur la défensive, parée à sortir les griffes sans pour autant avoir d’autres intentions que ne faire sentir que mes coussinets. Je ne sais juste pas comment répondre à ces questions sans paraître totalement délirante.

-    Tu continues encore ? S’hasarde-t-il à nouveau.
-    Non, ça fait plusieurs mois que j’ai arrêté…
-    Je dois avouer que c’est un peu au-dessus de moi tout ça.
-    Ca l’était aussi jusqu’à ce que j’y sois confrontée, mais ensuite j’ai compris pourquoi certaines personnes en arrivaient jusque là.
-    Comment ça ?
-    J’ai compris pourquoi on avait besoin de faire rejaillir toute cette colère que l’on ressent contre nous. On ne veut pas faire de mal aux autres avec nos mots blessants, alors on se dit que nous sommes les premiers à blâmer et que par conséquent nous avons à nous punir. Quelle sorte de punition ? On ne va pas chercher bien loin. Un objet tranchant sous nos yeux et notre cerveau fait vite la relation.

    Il me regarde avec une sorte de pitié dans le regard. Je n’aime pas vraiment ça, je ne suis pas à plaindre, mais en même temps il n’est pas dans ma tête et ne peut pas comprendre comment j’ai pu arriver jusqu’à cet extrême.

-    C’est d’ailleurs ironique quelque part, continué-je. Si nous avions un martinet sous la main, nous nous ne fouetterions sûrement pas, mais c’est comme succomber à quelconques tentations. On le fait une première fois on nous disant que ça ne recommencera pas, que ce sera juste une fois.
-    Et puis c’est comme une drogue…
-    Exactement, une de ces drogues dures à laquelle on goûte une fois et dont on ne peut pas se séparer. Ce sont d’abord de petites entailles, car on redoute quand même la douleur et puis elles deviennent de plus en plus grandes, tout comme la colère que l’on ressent et que l’on tend à expier de cette façon.
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[123] (Histoire) posté le dimanche 02 décembre 2007 01:15

 
 
    Je relève la manche de la chemise et laisse apparaître mon bras. Je le contemple sans pour autant le regarder clairement. Ces cicatrices j’ai appris à les connaître par cœur. Toutes parallèles les unes aux autres. Les premières sont petites et au fur et à mesure la taille augmente et devient plus conséquente jusqu’à prendre la moitié d’un bras. Elles s’estompent avec le temps, mais sont toujours-là pour me rappeler ce que j’étais.

-    En as-tu honte ? M’interroge-t-il brusquement.
-    Comment ?

    C’est la première fois que l’on me pose cette question et c’est vrai que je ne suis jamais demandée si j’avais honte d’elles.

-    Elles font parties de moi et même si je ne dévoile jamais mes bras, je ne pense pas que ce soit parce que j’en ai honte, mais plutôt pour éviter les regards emplis de pitié ou de dégoût de la part des gens. Je n’ai pas envie d’avoir à me justifier en tout temps de mes actes…
-    Pourtant, tu le fais avec moi.
-    Parce que je pense que tu es l’un de ceux qui a le droit à ces explications.

    Jusqu’à lors je n’ai donné des explications qu’à deux seules et uniques personnes. Deux personnes qui comme Maxence ont découvert ces cicatrices par hasard et m’ont demandées pourquoi. Deux personnes parmi tant d’autres pourtant, mais comment pouvais-je ne rien dire à ma mère ou à mon meilleur ami ? Comment ne pourrais-je rien dire à mon petit ami maintenant ?

-    Tu dis que c’est une addiction… As-tu des manques ou des rechutes ?

    Il me semble bien au courant quant aux effets des drogues. Peu importe, je n’ai plus qu’à lui répondre même si ce ne seront sûrement pas les réponses qu’il voudrait entendre ou plutôt seulement à moitié.

-    Oui j’ai des manques, parfois je rêve d’attraper un compas, une paire de ciseau, un cutter, mais je ne le fais pas… J’ai tout arrêté et je n’ai rien repris jusque lors. C’est dur, très dur. Ca me fait tellement de mal à l’intérieur que j’en pleure. Je sais que c’est bête…
-    Pas forcément.
-    Si tu le dis… Tu vois, des fois je me dis que la souffrance que je ressens moralement n’est rien comparée à la douleur que je ressentais physiquement. Au bout de quelques minutes ma peau était anesthésiée, mais jamais mon esprit.

    Je me sens soulagée, libérée. J’ai ce poids en moins vis-à-vis de lui, même si je sais que je risque d’y penser toute la nuit… Mais en même temps, même si je me sens plus légère en cet instant, je dois aussi être égoïste quelque part, car lui aussi risque d’y penser toute la nuit alors qu’il aurait pu éviter de se torturer l’esprit avec ça. 
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