[107] (Histoire) posté le mercredi 21 novembre 2007 00:41

 
 
    Je m’avance dans le salon, là où je me suis pas mal échauffée hier, j’espère juste que ça ne se reproduira pas ce soir. Je retire ma veste et me pose sur le clic-clac qui n’est pas encore déplié.

-    Tu veux boire ou manger quelque chose ? Me demande-t-il depuis la cuisine, qui semble sa pièce préférée.
-    Un verre d’eau s’il-te-plaît.
-    Je t’apporte ça tout de suite.

    Il ressort de la cuisine le verre à la main et me le tend avant de s’installer à côté de moi. Pendant que je commence à boire, il passe son bras autour de mes épaules. Je me dégage de lui un instant pour poser le verre sur la table et me remets à côté de lui repassant son bras autour de moi par la même occasion et commence à jouer avec ses doigts. Comme d’habitude…

-    Tu n’aurais pas un vieux T-shirt qui traine ?
-    Oui, pourquoi ?
-    J’ai envie de faire les carreaux, je me suis dit que ça ferait un bon chiffon…
-    Tu te fous de moi là ?
-    Juste légèrement… Plus sérieusement, histoire d’avoir quelque chose sur le dos pour dormir.
-    J’aurais préféré que tu t’en serves comme chiffon.

    Je lève les yeux au ciel, j’aurais dû m’y attendre, mais bon en même temps j’aurais fait ce genre de réflexion si l’inverse avait été.

-    Quel dommage hein…
-    Carrément.

    Nous sommes encore restés quelques minutes assis l’un contre l’autre, parlant de tout, mais surtout pas des sujets qui fâchent histoire de passer une soirée vraiment tranquille. Je me dis que je suis vraiment bien avec lui, franchement je l’ai bien trouvé lui. La vodka finalement ça a du bon.

-    Je suis fatiguée, dis-je enfin.
-    Ok.
lien permanent

[108] (Histoire) posté le mercredi 21 novembre 2007 00:41

 
 
    Il se dirige vers sa commode et me sort ma chemise de nuit d’infortune.

-    Elle est où ta salle de bain ? Demandé-je.
-    Même pas tu te changerais devant moi…
-    Et non… C’est moche hein ?
-    La porte après la cuisine.
-    Merci pour tout choupinet.

    Yeah ! J’ai réussi à lui caser le « choupinet » ! Je suis trop forte et vu sa tête, ça a fait mouche. Je me dirige vers la salle de bain en me retenant de rire. Le temps qu’il retrouve l’usage de la parole et je serai déjà ressortie. Fallait bien que je le tente, non ? L’appeler Maxence tout le temps, ça ne faisait pas assez personnel.

Je me déshabille, enfile son T-shirt et me passe un coup d’eau sur le visage. Je relève la tête et me regarde dans le miroir. J’ai vraiment une sale tronche, blanche comme un cachet d’aspirine avec des cernes que l’on qualifierait plus de soute à bagage que de valises.  Je ressors et voit qu’il a déplié le clic-clac et qu’il est déjà installé dedans. Ok, c’est un rapide.

-    Ah bah y a pas que moi qui aie envie de dormir…
-    Non, c’est ton « choupinet » qui m’a tué là.
-    Je trouve ça mignon moi, le taquiné-je.

    Je vais le rejoindre dans le lit, enfin si on peut qualifier ce truc informe ainsi et me glisse sous la couette. Faut pas déconner non plus ! Si j’ai envie de me peler, je retourne dehors avec ma jupe.

-    Aussi con que ça puisse paraître, je suis content qu’il ne se passe rien.
-    Ah ? M’étonné-je.
-    Oui, ça offre une autre dimension à notre relation.
-    C’est vrai. Bon c’est pas que je ne veuille pas discuter plus longtemps, mais mes yeux se ferment tous seuls là.
-    Bonne nuit.
-    Toi aussi mon choupinet.

    Je lui colle un baiser chaste sur la bouche, me retourne et cale ma tête sur l’oreiller. Je le sens se rapprocher de moi et mettre sa main contre mon ventre. Cette chaleur m’apaise et m’aide à m’endormir plus rapidement. Une nuit à côté de mon ange ne pourra qu’être bonne. 
lien permanent

Parlotte de fin de chapitre n°20 (Parlotte de fin de chapitre) posté le mercredi 21 novembre 2007 00:48


Votre plugin flash n�cessite une maj !cliquez ici

 
 
 
 
    Voili, voilou, le chapitre 20 est enfin là. Je sais que j'ai tardé, mais j'ai pas mal de choses à gérer ces derniers temps et je risque de tout autant tarder pour le prochain chapitre. J'ai besoin de mettre certaines choses au clair et de m'investir dans d'autres à un niveau réel et non virtuel (et en plus j'suis retournée sur un fofo et ça me reprend pas mal de mon temps, je dois bien l'avouer).

Bwef, j'espère que ce chapitre vous plaira néanmoins et que vous ne m'en voudrez pas trop.


Bisouilles tout le monde et gribouille pour les autres


Musique : 30 Seconds To Mars - A Modern Myth

lien permanent

[109] (Histoire) posté le dimanche 25 novembre 2007 17:36

 

    Le temps avance, les jours passent puis les semaines et tout cela nous mène à aujourd’hui. D’ici quelques heures nous allons changer d’année et pour une fois j’ai décidé de fêter tout cela chez moi. Ca va me changer des immenses fêtes où personne ne se connaît, mais je commencerai l’année avec les personnes que j’aime le plus, enfin, moins une malheureusement.

-    Ma puce, pourquoi Jean ne pouvait pas venir au fait ?

    Je lui ai dit une bonne centaine fois déjà, mais il n’y a rien à faire, elle ne percute pas. Ca rentre par une oreille et ça sort automatiquement par l’autre. Quand on sait que je déteste répéter les choses, on comprend tout de site que je sois à bout de nerfs à ce niveau-là, mais bon self-control Sam, self-control.

-    Ses parents ont dit que tant qu’il était mineur il les suivrait quand ils partent en vacances. Donc il ne vient pas parce qu’il passe son réveillon dans un luxueux chalet en Suisse.
-    Ah oui c’est vrai, il n’y a rien à faire, ça ne rentre pas.

    Ben ça, j’avais cru le remarquer. Bref, d’ici deux heures nous serons tous réunis pour rentrer dans une année qui s’annonce meilleure que la précédente. Certes les trois derniers mois furent merveilleux, mais les neuf premiers n’étaient pas top non plus, donc si on met le tout dans la balance, neuf mois ont plus de poids que trois aussi intenses soient-ils.

-    Mais ça n’a pas dérangé les parents de Maxence qu’il vienne à la maison ce soir ?
-    Non, pas vraiment…

    Comment lui dire que son beau-père a presque hurlé de joie au téléphone quand il lui a annoncé. Elle ne comprendrait pas vraiment. D’ailleurs, j’ai du mal à comprendre aussi et surtout quand il me parle de sa mère. D’après ce que j’ai pu rapprocher dans toutes les conversations que l’on a eues, elle serait une femme très soumise qui n’ose pas contredire son mari quitte à perdre son fils.

-    De toute façon, ça t’arrange bien, hein ma puce ?

    Je rougis. Ca faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé, tiens. Je baisse la tête pour que mes cheveux cachent mes pommettes devenues écarlates. Depuis notre petite conversation du lendemain du soir où j’ai couché chez Maxence, elle me fait plus confiance à ce niveau-là. Certes, là encore je ne lui ai pas tout dit, mais je lui ai fait comprendre que je savais ce que je faisais, même si je n’ai pas osé ajouter le « maintenant » qu’il fallait.
lien permanent

[110] (Histoire) posté le dimanche 25 novembre 2007 17:38

 
 
-    Bon, je vais commencer à préparer le repas, tes grands-parents vont être en avance comme d’habitude, donc je préfère prendre les devants sur ce coup-là.
-    Ok. Dans ce cas je vais prendre ma douche et commencer à me préparer, comme ça pendant que tu prendras la tienne je pourrais surveiller les plats.
-    Merci ma puce.
-    De rien.

    Je vais donc dans la salle de bain en ayant fait un bref passage par ma chambre pour prendre mes affaires. Je me déshabille et entre dans la cabine de douche. J’ouvre l’arrivée d’eau, qui se révèle être bouillante, et m’installe en dessous du pommeau de douche. Je me sens bien, je pourrais rester là pendant des heures. Ca me permettrait d’y réfléchir un peu plus même si ma décision est quasiment déjà prise.

Ce soir Maxence est censé dormir à la maison, mais il ne fera pas que dormir. Il a su me prouver qu’il m’aimait et me respectait et je ne vois pas pourquoi je devrais le faire languir plus longtemps. C’est comme une résolution avec quelques heures d’avance, quoi que, il sera plus de minuit à ce moment-là… C’est bête à dire, mais je suis très stressée, j’ai beau savoir que tout se passera bien, avoir de l’expérience en la matière, mes nerfs sont à deux doigts de lâcher et le contact de l’eau chaude sur ma douche m’aide à ne pas craquer nerveusement.

-    Sammy, tu t’es noyée où tu comptes sortir un jour ? Demande ma mère à travers la porte.
-    J’ai presque fini maman.

    Je sors de la douche et constate que ça fait presque trente minutes que je suis dedans, j’ai à peu près le même temps pour me préparer. J’enroule un drap de bain autour de ma taille et entreprend de me sécher les cheveux. Une fois cette tâche accomplie, je sèche les dernières gouttelettes d’eau qui se baladent sur ma peau et commencent à m’habiller. Une robe blanche et un chemisier noir, voilà les vêtements que je compte porter ce soir.

Je jette un nouveau coup d’œil à la pendule, je n’ai plus que dix minutes pour me maquiller, allez Sam, on s’active ! On se bouge le popotin ! Je me dépêche tout en prenant le temps de ne pas me foutre du crayon partout et voilà, je suis prête. Simple, mais sophistiquée. Je sors de la salle de bain et vais dans la cuisine rejoindre ma mère qui pousse un soupire de soulagement en me voyant enfin arriver.

-    Tu peux aller te pomponner maman chérie, annoncé-je en arrivant.
-    C’est pas trop tôt.
-    T’inquiètes, je me débrouillerai avec les vieux au pire.
-    Tu parles autrement de tes grands-parents s’il te plaît.
-    Si tu veux…
lien permanent