Parlotte de fin de chapitre n°19 (Parlotte de fin de chapitre) posté le jeudi 15 novembre 2007 22:28


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    Rah, la, la, la petite Sam... Et encore, j'ai passé sur certains détails car je suis tellement crevée que je n'arrive plus à écrire droit sur le clavier. Non ! Je ne suis pas bourrée et je ne fais pas ce genre de chose quand j'ai bu, je vous le jure !

Bref, j'espère que ça vous aura plu, peut-être que je remodifierais le chapitre plus tard, un peu moins fatiguée. Enfin bref ^^


Bisouilles tout le monde et la même chose pour les autres
(la flemme de chercher xD)


Musique : Mika - Love Today 
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[103] (Histoire) posté le mercredi 21 novembre 2007 00:36

 

    Nous nous baladons toujours dans la froideur du mois de novembre lorsque je me rends compte qu’il commence à se faire tard. Je n’ai aucune envie de me séparer de lui ce soir, je crois que j’ai besoin de sa présence. Argh ! Ca ne m’était jamais arrivé avant ce genre de choses. Serait-ce donc ça être amoureuse ? Bref, quoi qu’il en soit, va bien falloir que je rentre chez moi…

-    Tu as ton portable sur toi ? Demandé-je à Maxence.
-    Oui, pourquoi ?
-    J’ai oublié le mien à la maison et je dois appeler ma mère pour qu’elle vienne me chercher.
-    Ah…
-    Ca ne m’enchante guère plus que toi, soupiré-je.

    Il fouille dans la poche de son jean et me tend son téléphone. Qu’est-ce que ça me gave… En plus je ne le connais pas par cœur le numéro de ma mère, va falloir que je fasse fonctionner mon cerveau alors qu’il était au repos depuis quelques semaines. Quelle idée aussi de mettre cette jupe ? Y a pas de poches et donc je n’ai pas pensé à prendre mon petit portable d’amour.

-    Tu peux venir à l’appartement si tu veux.

    Bien sûr que je le veux, mais en même temps ça m’effraie. Je ne sais pas si je serai maîtresse de moi-même à me retrouver dans un endroit seule avec lui et un lit, mais bon… En même temps ça serait bien de dormir blottie dans ses bras.

-    Pas sûre que ma mère soit d’accord…
-    Il ne se passera rien, c’est promis.
-    Je sais, Max, je sais, mais elle, elle ne va sûrement pas le croire, ajouté-je dans un demi-sourire.
-    Tu peux toujours essayer, non ?
-    C’est qu’il insiste… Bien sûr que je vais essayer, je suis persévérante voyons.

    Je compose les dix chiffres en espérant que ce soit les bons. J’ai déjà du mal à parler au téléphone quand j’ai quelqu’un que je connais au bout du fil, alors je ne m’imagine même pas si je faisais un faux numéro. Aller Sam, croise les doigts, ça devrait être bon.

-    Allô, répond une voix que je reconnais comme étant celle de ma mère.
-    Maman ? C’est Sam.
-    Ah ma puce, je peux savoir pourquoi ce n’est pas ton numéro qui s’est affiché ?
-    J’ai oublié mon portable et Max m’a prêté le sien.
-    Tête de linotte va, rit-elle au bout du fil. 
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[104] (Histoire) posté le mercredi 21 novembre 2007 00:38

 
 
    Beuh, c’est de sa faute d’abord ! Alors qu’elle ne se moque pas trop, trop, non plus, sinon ça va être la guerre. Quoi que, non, il faut que je sois tout sucre, tout miel pour lui demander si je peux dormir chez Max…

-    Je dois venir te chercher, c’est ça ? Et il est… Vingt-trois heures trente et je suis crevée moi... Ca se termine pas aussi tard les dîners chez eux d’habitude.
-    C’est-à-dire que…
-    Que ? Ne me dis pas que tu m’as mentie Sam, commence-t-elle à s’énerver.
-    Non, non, c’est juste que sa mère était pleine comme une barrique et qu’on a préféré aller manger une pizza ailleurs… Enfin surtout parce qu’elle avait foutu du soja dans le plat.
-    Charmante… Et ça prend si longtemps à manger une pizza ?
-    Pas vraiment, mais on a été se balader avec Max après.
-    Je comprends mieux maintenant.

    Comprend mieux quoi ? Je crois que c’est franchement mal barré pour le moment, mais bon, je ne m’avoue pas vaincue pour autant. Je suis une gagnante… Ouhla ! Je m’emballe un peu là.

-    Bref, reprend-elle, je viens te chercher où ?
-    Et bien c’est que…
-    « C’est-à-dire que », « et bien c’est que », qu’est-ce que tu veux à la fin Sam ?
-    Te demander si je peux aller dormir chez Max, prononcé-je le plus innocemment du monde.

    Gros blanc… Ah bah elle a voulu savoir, elle l’a su, mais peut-être plus abruptement que je ne voulais lui dire. Bon, y a plus qu’à attendre qu’elle reprenne connaissance ou peut-être faut-il que j’appelle les pompiers pour leur dire qu’il y a une femme qui a fait un infarctus chez moi ?

-    Ca ne fait que peu de temps que vous êtes ensemble.

    Bon au moins je suis soulagée, je n’ai pas tué ma mère. Ca aurait fait tâche sur sa tombe comme épitaphe « morte parce que sa fille voulait découcher ».

-    J’ai dit dormir maman, il ne se passera rien.
-    Comment je peux en être sûre ?
-    Parce que je ne suis pas prête à ça et que toute façon je suis majeure et vaccinée et après je te demande par respect.
-    Fais comme tu veux, après ne viens pas te plaindre.
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[105] (Histoire) posté le mercredi 21 novembre 2007 00:39

 
 
    Je crois que le  « majeure et vaccinée » a été de trop. En même temps, c’est vrai, je la préviens, mais je n’étais pas obligée non plus.  Je le fais pourquoi ? Parce que je vis sous son toit, que je la respecte, mais après je suis libre de mes mouvements et que de toute façon, je ne suis jamais venue me plaindre…

-    Maman, calme-toi, je dis juste que j’ai dix-huit ans et que je pourrais le faire sans te demander.
-    Tu ne m’empêcheras pas de penser que c’est trop tôt.
-    Maman ! C’est purement platonique entre nous et ça le restera encore un moment. Que dois-je te dire pour que tu me croies ?
-    Je suis désolée ma puce, mais je ne veux pas qu’il t’arrive la même chose qu’à moi.
-    Je sais…

    M’avoir alors qu’elle avait à peine dix-neuf ans ne lui a pas laissé un bon jugement par rapport aux rapports sexuels à cet âge. Si elle avait eu un enfant vers vingt-cinq ou trente ans elle aurait sûrement été un peu moins vindicative, mais ce n’est pas le cas et des fois que je me dis qu’elle a loupé beaucoup de choses par ma faute, mais bon, que puis-je y faire ?

-    Tu veux que je vienne te rechercher chez lui demain matin ?
-    S’il te plaît.
-    Vers quelle heure ? Demande-t-elle d’une voix résignée.
-    Sept heures trente.
-    Et il habite où ?

    Je demande à Max son adresse exacte et la répète à ma mère. Un dernier « au revoir » et un « bonne nuit » et je raccroche. Je pense qu’on aura une petite discussion demain où je pourrais la rassurer.

-    Alors, on y va ? Me demande gentiment Max.
-    Oui, allons-y.

    Je m’en veux par rapport à ma mère. J’ai l’impression d’avoir été dure quelque part avec elle. C’est normal, elle ne veut pas que je fasse les mêmes erreurs qu’elle, quoi que, me considérer moi-même comme une erreur, ça serait juste démoralisant. Des fois je me demande pourquoi je ne lui ai pas parlé de ce qui m’est arrivé, mais quand j’ai des conversations de ce genre avec elle, j’ai ma réponse. Je dois tout savoir sur le sexe, mais je ne dois pas le faire… La théorie sans la pratique en somme.

-    Ca va ? Tu parles plus.
-    Oui, oui, ça va, c’est juste que je pensais à ma mère.
-    Elle a juste besoin de se faire à l’idée.
-    Mais c’est surtout qu’il ne va rien se passer, mais pour qu’elle y croie il faudrait qu’elle vienne vérifier par elle-même et encore, je parie qu’elle trouverait un moyen de penser le contraire de ce qu’elle verrait. 
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[106] (Histoire) posté le mercredi 21 novembre 2007 00:40

 
 
    Heureusement que j’ai échappé au « je viens t’apporter ton pyjama » quoi que, j’aurais sans doute le droit au « t’as dormi en sous-vêtements ou tu étais carrément à poil ? » demain matin. Non, non, je compte bien lui demander un vieux T-shirt tout déformé qui fera office de chemise de nuit de fortune.

Nous marchons encore une dizaine de minutes dans le froid, bizarrement on était sur le chemin de son studio. Aurait-il planifié tout ça ? Quoi que, j’y ai pensé aussi. Donc finalement, on s’est dirigé inconsciemment vers son appartement. On est sur la même longueur d’onde. Ca me ferait presque peur.

-    Bon, me rappeler du code qu’ils ont changé hier.
-    Ca serait bien, je ne compte pas passer la nuit dehors.

    Quoi ? Je suis à la limite de l’hypothermie ! Je la retiens ma mère avec sa jupe, franchement. Si demain elle me sort quelque chose, je lui renvoie la jupe à la tronche. Na !

Apparemment sa mémoire ne lui fait pas défaut puisque miracle, il a réussi à ouvrir la porte. Encore un petit tour en ascenseur et je peux me réchauffer. Enfin réchauffer la partie de mon corps sur laquelle je m’assois.

-    T’as du chauffage chez toi ? Me risqué-je à demander.
-    Oui, pourquoi ?
-    Tu sais que je t’aime toi !
-    Ok…

    Hey ! Mais c’est vrai en plus. Bon disons que là je t’aime plus matériellement que sentimentalement, mais je t’aime quand même mon petit Maxence. D’ailleurs faudrait que je lui trouve un petit surnom d’amour bien laid genre « choupinet » ou « roudoudou de mon cœur ». Je crois qu’il serait ravi le jour où je me mettrais à gueuler ça pour l’interpeller.

L’ascenseur s’arrête et nous descendons. Je le laisse passer devant moi en éclaireur. Ben quoi ? C’est son appartement, c’est à lui de vérifier s’il n’y a pas un truc qui traine dans ce couloir tout noir. Le terrain semble dégagé et je le suis donc. Il ouvre la porte et entre en la poussant.

-    Tu campes sur le palier ?
-    Oh un instant ! Laisse le temps à mon cerveau d’appeler mes pieds… J’suis pas une rapide moi.
-    Très bien, j’attends.

    Je le fais encore patienter une trentaine de seconde avant de rentrer dans le studio avec un grand sourire. Je suis chiante quand je le veux et comme je le veux assez souvent, il faut donc en conclure que je le suis assez souvent aussi. 
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