[57] (Histoire) posté le lundi 05 novembre 2007 21:56

 
 
-    Allô ?
-    Salut ma grande. Alors, pas trop dur la journée à la campagne ? Me demande la voix à l’autre bout du combiné.
-    Un vrai supplice, mais que veux-tu, j’ai accepté, j’assume.

    Je sens sa main se raidir dans la mienne.

-    D’ici quelques heures tu seras rentrée chez toi.
-    Bah encore heureux tiens… Ah au fait avant que j’oublie, désolée pour hier soir.
-    D’avoir fini à l’envers, se met-il à chantonner.
-    Espèce d’idiot. J’ai oublié de te demander comment ça s’était passé avec elles.
-    Léna a juste pété son caprice pour aller à la fête de Jérôme, dit-il en accentuant sur le « o », et maman n’était pas d’accord.
-    Ok… Ca valait vraiment le coup…
-    A qui le dis-tu. Tu rentres vers quelle heure ? J’voudrais aller faire un petit tour en ville ce soir.
-    Je sais pas… Tu viens après dîner à la maison et on s’fait cette petite virée après.

    Il enlève carrément sa main. Monsieur serait-il jaloux ? Va t’en lui expliquer après que je cause avec son cousin que je n’ai pas encore mis au courant. Enfin bref, une chose à la fois, dire au revoir à Jean en premier et les explications en second.

-    Bon je te laisse, on veut me parler.
-    A ce soir alors.
-    Yep, à ce soir.

    Je raccroche le téléphone et tourne ma tête vers la sienne. Tiens, on dirait qu’il fait du boudin. Oh c’est trop mignon !

-    Désolé de t’imposer un tel supplice. Au moins tu pourras aller t’éclater ce soir ! S’énerve-t-il.

    Je ne peux m’empêcher d’éclater de rire, c’est vraiment pas malin, ni charitable de ma part, mais la situation est vraiment trop comique. Vive les quiproquos. 

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[58] (Histoire) posté le lundi 05 novembre 2007 21:58

 

-    Qu’est-ce qui te fait rire ? Bougonne Maxence.
-    Mais toi ! Susceptible et jaloux, un savant mélange pour plaire aux filles.
-    C’est même pas vrai…
-    Dit monsieur le boudeur, avant de te faire des films, sache que c’était ton cousin à qui j’ai dit que je faisais un tour à la campagne avec ma mère, d’où le supplice.

    Il commence à se détendre et je peux attraper sa main pour jouer à nouveau avec. La susceptibilité je vais encore pouvoir faire avec puisqu’il va aussi devoir supporter la mienne, mais je pense que je vais avoir un peu plus de mal avec la jalousie… On verra bien de toute façon.

-    Donc tu ne veux rien dire à Jean ? Poursuit-il.
-    Pas pour le moment non… J’ai déjà ma mère à gérer, si en plus je dois supporter les réflexions de Jean, je crois que je vais me tirer une balle.
-    C’est vrai qu’il me tape sur le système avec son truc de « elle fera pratiquement partie de ma famille ».
-    Ah ? Tu y as eu le droit aussi…
-    Bref… Au fait, c’est quoi cette sonnerie pourrie ?

    Hey ! Mais elle est très bien ma sonnerie. Elle est à la pointe de la technologie et puis de toute façon j’y peux rien si je suis amoureuse de ce crocodile. Avouez que ça tape la classe Schnappi comme sonnerie, non ?

-    Chut toi.
-    Si tu veux que j’arrête de parler, fais-moi taire.

    Il n’a pas à me le dire deux fois. Je me retourne et m’empare de ses lèvres. Décidément c’est un réel plaisir de l’embrasser. Je me demande si c’est ça de goûter aux lèvres d’un ange…

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Parlotte de fin de chapitre n°10 (Parlotte de fin de chapitre) posté le lundi 05 novembre 2007 22:04


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     Et beh je crois que je fais un retour en force, trois chapitres en l'espace de vingt-quatre heures *va noter ça sur son calendrier*
 
Rah sinon, il abuse Maxence, avoir Schnappi comme sonnerie c'est le top du top de chez top plus. Okay, j'avoue c'est ma sonnerie et elle me fait toujours autant triper *Lino la fille un peu beaucoup grave*
 
J'espère que ce petit chapitre vous aura plu, il a surtout une vocation de détente, mais ça vous avez pu sûrement le remarquer.
 
Bisouille tout le monde et nouilles pour les autres
 
Musique : Schnappi - Schnappi das kleine Krokodil 
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[59] (Histoire) posté le mardi 06 novembre 2007 18:55

 

    L’après-midi s’est déroulée sans autres formes d’anicroches. On a continué à se balader dans le parc jusqu’à ce que la fraîcheur du crépuscule ait commencé à se faire sentir dans l’air. Nous  avons donc décidé d’aller nous réfugier chez moi jusqu’à ce que Maxence aille au travail.

Une fois arrivés à la maison, après un rapide « coucou » à ma mère, nous avons fait un passage par la cuisine pour nous approvisionner en chocolat chaud et nous sommes allés dans ma chambre. Pour une fois qu’elle n’est pas dans le désordre le plus complet, je peux me permettre d’inviter des gens dedans non ?

-    Tu essayeras de venir au bar ce soir ? Me demande-t-il dans la conversation.
-    Je ne sais pas si c’est une bonne idée… Enfin, je veux dire que je ne pense pas être capable de mentir à Jean pendant toute une soirée…
-    Ce n’est pas un mensonge, juste une omission de notre part… Et puis avoue que tu as surtout peur de ne pas pouvoir te contrôler et de me sauter dessus.

    J’attrape le premier objet qui est à porté de ma main et lui envoie en pleine tête. Ca va, c’était qu’un oreiller. Je ne vais pas abîmer son visage d’enfant de chœur… En plus je pense que dans l’histoire ça aurait été moi la plus lésée. Ben quoi, c’est joli la balafre entre les deux yeux sur Squall, mais sur Maxence j’ai un peu plus de mal à m’imaginer.

-    C’est qu’elle est violente en plus.
-    Je prends ça pour un compliment, dis-je tout sourire.
-    C’est vrai que ça peut être intéressant cette facette de ta personnalité, me répond-il avec un regard vicieux.

    Deuxième oreiller, deuxième projectile. Après j’attaque ce qu’il y a sur ma table de chevet, au diable les cicatrices et autres marques, si je lui balance ma lampe dans la tronche, il risque de ne plus jamais vouloir me revoir.

-    T’es vraiment pas gentille avec moi…
-    Avoue que si je n’avais pas réagi tu te serais posé des questions.
-    Non, j’en aurais profité

    Quel cruel dilemme qu’est celui qui s’instaure en moi en cet instant. Lampe de chevet ou pas lampe de chevet ? Tant pis, j’opte pour un envoi verbal.

-    Espèce de crétin, va !
-    T’es vraiment pas tendre avec tes petits copains.
-    Ils n’avaient qu’à l’être avec moi. 
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[60] (Histoire) posté le mardi 06 novembre 2007 18:58

 
 
    Je sais qu’il plaisantait, mais c’est encore plus fort que moi. Je ne peux m’empêcher d’être sur la défensive. Mon meilleur moyen de protection est d’infliger des blessures aux autres pour qu’ils ne puissent pas entr’apercevoir les plaies de mon âme qui sont en perpétuel suintement.

-    Je suis désolée, m’excusé-je sincèrement. C’est juste qu’il y a des pilules qui sont plus dures à avaler que d’autres.
-    C’est à cause du mec dont tu as parlé hier ?

    J’étais persuadée qu’il avait oublié ce passage. Il ne m’en avait pas reparlé après m’avoir embrassée, ni même au parc alors que nous avons beaucoup discuté. J’espérais qu’il n’avait pas fait attention à ce que j’avais pu dire dans cet accès de colère. Si seulement j’avais su me contrôler et tenir ma langue…

-    C’est… Enfin je… Et de toute façon, bafouillé-je.
-    Si tu ne veux pas en parler, c’est pas grave, je peux comprendre.

    Ce n’est pas plus le fait de ne pas pouvoir que de ne pas vouloir. Ca remue encore trop de souvenirs en moi et je préfère les laisser là où ils sont, je ne suis pas encore prête pour le grand chambardement.

-    Merci.
-    C’est normal, dit-il en me caressant la joue.

    J’appuie mon visage contre sa main. J’aime la chaleur qu’il dégage, elle est… Comment dire ? Apaisante, réconfortante. Elle n’est pas de celle qui peut vous brûler si vous restez trop longtemps en contact avec elle.

-    Je dois y aller, reprend-il doucement.
-    Ah…
-    On se voit demain de toute façon.
-    Plutôt ce soir… Je crois que je ne vais pas résister à la tentation.
-    Je suis le diable en personne…

    Je ne peux m’empêcher de sourire. Non il n’est pas le diable, mais plutôt un très bel ange qui déploiera un jour ses ailes pour m’éblouir. Il m’embrasse délicatement et m’adresse un « à ce soir » avant de sortir de ma chambre.

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