- Allô ?
- Salut ma grande. Alors, pas trop dur la journée à la campagne ? Me demande la voix à l’autre bout du combiné.
- Un vrai supplice, mais que veux-tu, j’ai accepté, j’assume.
Je sens sa main se raidir dans la mienne.
- D’ici quelques heures tu seras rentrée chez toi.
- Bah encore heureux tiens… Ah au fait avant que j’oublie, désolée pour hier soir.
- D’avoir fini à l’envers, se met-il à chantonner.
- Espèce d’idiot. J’ai oublié de te demander comment ça s’était passé avec elles.
- Léna a juste pété son caprice pour aller à la fête de Jérôme, dit-il en accentuant sur le « o », et maman n’était pas d’accord.
- Ok… Ca valait vraiment le coup…
- A qui le dis-tu. Tu rentres vers quelle heure ? J’voudrais aller faire un petit tour en ville ce soir.
- Je sais pas… Tu viens après dîner à la maison et on s’fait cette petite virée après.
Il enlève carrément sa main. Monsieur serait-il jaloux ? Va t’en lui expliquer après que je cause avec son cousin que je n’ai pas encore mis au courant. Enfin bref, une chose à la fois, dire au revoir à Jean en premier et les explications en second.
- Bon je te laisse, on veut me parler.
- A ce soir alors.
- Yep, à ce soir.
Je raccroche le téléphone et tourne ma tête vers la sienne. Tiens, on dirait qu’il fait du boudin. Oh c’est trop mignon !
- Désolé de t’imposer un tel supplice. Au moins tu pourras aller t’éclater ce soir ! S’énerve-t-il.
Je ne peux m’empêcher d’éclater de rire, c’est vraiment pas malin, ni charitable de ma part, mais la situation est vraiment trop comique. Vive les quiproquos.











