Parlotte de fin de chapitre n°9 (Parlotte de fin de chapitre) posté le lundi 05 novembre 2007 00:19


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     J'essaye de rattraper un peu du retard que j'ai pris... En fait c'est surtout parce que j'avais envie d'écrire la suite, mais que je trouve quelque chose pour justifier cette envie.
 
Je dois bien avouer que j'ai déprimé en écrivant le début de ce chapitre. Franchement, Sam t'es sensée être une rigolotte, pas une dépressive (non je ne contrôle pas mes personnages, mes personnages me contrôlent).
 
J'espère que ce chapitre vous aura, néanmoins, plu.
 
Bisouilles tout le monde et grenouilles pour les autres
 
 
Musique : Blink 182 - I'm Lost Without You
(les paroles utilisées dans ce chapitre sont celles de cette chanson) 
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[53] (Histoire) posté le lundi 05 novembre 2007 21:48

 

    Rah bon sang ! Il me reste à peine cinq minutes pour finir de me préparer et aller au parc qui est à dix minutes de chez moi… en voiture. Je pense qu’il va falloir que j’arrête de dire que j’ai encore le temps, je finis toujours par être à la bourre. Quand c’est pour aller au bahut, ça ne me dérange pas outre mesure, mais là il va penser que je lui ai posé un lapin.

En effet, j’ai décidé d’écouter mon côté Amélie Poulain et de nous donner une chance. Après son « hello » d’hier soir, nous avons juste eu le temps d’échanger nos numéros de téléphone avant qu’il n’aille bosser. Cependant, ce matin en me levant j’ai vu que j’avais reçu un message me disant d’être pour quatorze heures au parc et… Il est déjà quatorze heures !

-    Ma puce, tu vas être en retard !

    Merci de me stresser encore plus maman, tu sais très bien que je n’arrive à rien dès que je suis sous pression. Bon un dernier coup de brosse, j’enfile un manteau et…

-    J’y vais maman, à ce soir.
-    Passe une bonne journée Sammy.

    J’y compte bien, mais là j’avoue que je n’ai pas encore le temps de penser à ce qu’il va se passer. Je prends mon courage à deux mains, mais surtout mes deux pieds à mon cou et me mets à courir comme une dératée pour avoir le moins de retard possible.

Quinze minutes plus tard, j’arrive en nage et essoufflée à l’entrée du parc où l’on doit se retrouver. Il n’est pas encore là, tant mieux, j’ai le temps de reprendre mon souffle… Attendez ! Une minute ! Il s’est peut-être cassé parce qu’il ne me voyait pas arriver. Moment de panique intégral…

-    Salut, je suis désolé, je suis en retard.

    Youpi ! Il est bien-là… Pourquoi suis-je à ce point surexcitée ? On dirait une de ces groupies qui voit son idole pour la première fois, un sourire et paf je tombe comme une mouche.

-    Je commençais à me demander si tu allais venir…
-    Je suis désolé, j’ai pas vu l’heure passer, ça ne se reproduira plus.

    Je suis vraiment méchante, je suis arrivée seulement une minute avant lui, mais ça m’amuse de le voir culpabiliser de la sorte, il est mignon tout plein quand il est désolé.

-    Allez ! C’est pas grave, ça va pour cette fois.
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[54] (Histoire) posté le lundi 05 novembre 2007 21:50

 
 
    Et vas-y que je remue le couteau dans la plaie. Le pire c’est que maintenant il va toujours être à l’heure et que moi je vais continuer à être à la bourre. C’est vraiment un jeu à double tranchant.

-    T’attends quoi pour me dire bonjour ? Commencé-je à m’impatienter.
-    Tu pourrais faire le premier pas pour une fois.
-    Hum… Un instant, je réfléchis… Non, j’ai pas envie.

    C’est surtout que si je bouge, même qu’un peu, je m’effondre. Je n’arrive pas à me remettre de cette course effrénée et totalement inutile.

-    T’es désespérante, soupire-t-il.
-    Et tu n’as encore rien vu.

    Il sourit et s’approche pour me prendre dans ses bras. Il attend quoi pour le bisou ? C’est pas vrai, il a décidé de se venger et de me faire languir ?

-    Mais euh !
-    Quoi ? S’amuse-t-il en regardant mon air boudeur.
-    Ton torse est très confortable, mais j’aimerais bien…
-    Tu aimerais bien ?
-    Rah et zut !

    Je me dresse sur la pointe des pieds et vais chercher le bisou tant attendu. Ses lèvres sont d’une douceur extrême et son haleine est mentholée. Très « embrassable » le garçon ! Je pourrais rester dans cette position des heures si j’avais de quoi me rehausser pour ne plus être obligée de faire des pointes alors que je ne suis pas danseuse étoile.

-    Tu vois quand tu veux, me dit-il après que mes orteils soient arrivés au bout de leurs limites.

    J’ai envie de lui jeter un regard noir, mais je n’y arrive pas. Pourquoi vient-il de prendre l’air le plus angélique que je lui connaisse ? On peut pas lui en vouloir quand il a cette tête-là… C’est pas marrant !

-    Avoue que tu en as fais exprès.
-    De quoi ? Me demande-t-il faussement surpris.
-    Tu voulais que je fasse le premier pas donc tu m’as fait languir… Bien joué. 
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[55] (Histoire) posté le lundi 05 novembre 2007 21:53

 
 
    Il prend un air victorieux… Je le savais ! Je me vengerai, tu vas voir mon gars, le jour où tu seras bien parti dans ton élan, je prendrais un malin plaisir à tout stopper d’un seul coup. Moi sadique ? Non… Pas du tout voyons, juste rancunière et terriblement revancharde.

Nous nous desserrons notre étreinte. C’est vrai que pour se balader c’est pas des plus pratique d’être complètement collés l’un contre l’autre. Tant pis, on remettra ça à plus tard. Je jouerai mon rôle de fille frileuse et il viendra gentiment me réchauffer comme il l’a fait hier.
   
-    Tu as un coin préféré ?

    Oui, j’en ai un, mais je pense que tu te foutrais ouvertement de moi si je te le disais. J’y peux rien, à chaque fois que je viens dans ce parc je me sens obligée d’aller faire un tour du côté des balançoires.


Je venais souvent ici avec mes parents quand j’étais toute môme. Mon père m’emmenait toujours me balancer et me poussait de plus en plus haut. Je voulais toujours aller jusqu’au ciel pour aller revoir ma grand-mère…

Quand on est gamin on vous fait gober n’importe quoi et quand ma grand-mère est morte, mes parents m’ont simplement dit qu’elle était partie et quand j’ai demandé où, ils m’ont répondu dans le ciel. C’est pourquoi je demandais toujours à mon père de me pousser jusqu’au ciel.

Seulement leur grande idée du départ pour le ciel, moi je l’avais assimilée comme une sorte de grand voyage, que quand quelqu’un partait, en fait il partait pour aller jouer à saute-moutons sur les nuages. Du coup, quand mon père s’est barré avec sa greluche et que ma mère m’a simplement dit qu’il était parti, j’ai pensé qu’il était allé voir sa mère au ciel.

A chaque fois que ma mère et moi allions aux balançoires, je lui demandais de me pousser jusqu’au ciel : « s’il te plaît maman ! Je veux aller voir papa et mamy ! » et pendant que je piquais ma colère, elle se mettait à pleurer. Je ne me souviens pas de beaucoup de choses de mon enfance, mais je dois avouer que toutes les larmes de ma mère, je ne peux pas les oublier.


-    Non, on peut aller où tu veux. 
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[56] (Histoire) posté le lundi 05 novembre 2007 21:55

 
 
    Il prend ma main. Ce contact me fait sursauter, je n’ai jamais vécu ce geste d’affection. Quand je me baladais dans la rue avec Renan, je devais marcher quelques pas derrière lui. Ben oui… Je ne devais pas l’empêcher de reluquer les nanas qui passaient dans la rue voyons.

-    Ca va Sam ?
-    Oui, oui, t’inquiètes pas.

    Je resserre ma main dans la sienne pour lui signifier que ce n’est rien. Après tout je dois arrêter de ressasser sans cesse le passé. C’est arrivé, c’est arrivé, maintenant je ne peux plus rien y faire. Autant que je profite un maximum du présent avec Maxence et peut-être d’un hypothétique futur.

Nous marchons quelques centaines de mètres avant de nous arrêter devant le jardin des fleurs. C’est une sorte de serre où l’on peut s’installer et profiter de la vue de quelques plantes rares. En fait, c’est un lieu qui est surtout prisé en hiver puisque chauffé. Il pousse la porte et m’entraîne à l’intérieur. Nous parcourons quelques allées avant d’arriver devant les bancs.

-    J’aime bien venir ici, m’apprend-il. Il n’y a jamais beaucoup de monde, c’est sympa pour méditer.

    Personnellement, j’y viens surtout pour me réchauffer, mais c’est vrai que je n’ai jamais pris le temps de regarder autour de moi quand je suis ici. Généralement je vais m’affaler avec la grâce d’un hippopotame sur l’un des bancs que je squatte généralement un bon petit moment.

-    Tu veux t’asseoir ?

    Oui ! Je ne tiens plus sur mes jambes, je suis pas sportive pour deux sous et ce petit sprint m’a complètement épuisée.

-    Si tu veux, dis-je nonchalamment.

    Il m’entraîne vers l’un des bancs et s’assoit. Je l’imite à mon tour et vient me coller contre lui. Même s’il fait assez chaud dans cette serre, rien ne remplace la chaleur humaine. Il entoure mon épaule de son bras. J’attrape sa main dans les miennes et commence à jouer avec ses doigts.

J’ai toujours été fascinée par les mains et les soirs de beuveries je m’éclate rien qu’en comptant mes doigts. C’est vrai, pourquoi j’en ai cinq et pas quatre ou six ? Tout à coup, je sens mon portable vibrer et la sonnerie se fait entendre. Je me relève gardant toujours la main de Maxence de la mienne et cherchant mon téléphone de l’autre. 
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